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Frayeur gratuite et des excuses tardives

faits divers
Gendarmerie de Kourou
(Photo d'illustration) ©DR
Une histoire hallucinante… La bévue des gendarmes de la section de recherche. Un commando entre par erreur dans une maison, résidence pépite à Cayenne… Les forces de l’ordre se sont trompées de suspect. Témoignage exclusif.
La descente visait un homme suspecté dans l’affaire du meurtre de Jean-Daniel Célestin, tué d’une balle dans la tête le 13 mai dernier pour le vol de son scooter.
Visées lasers sur le corps… Menottes aux poignets… Très choqué par cette intervention musclée, Alexandre, jeune homme sans histoire de 24 ans a été pris un truand.
Aujourd’hui, il en veut aux forces de l’ordre sans distinction…
 

Comme au cinéma

 
Une semaine après l’intervention, les souvenirs sont encore vifs. Il était 8 heures du matin ce mercredi là quand… Alexandre raconte ce que sa famille a vécu.
« Toc, toc toc… ouvrez la porte ! C’est la gendarmerie. Ma mère va ouvrir. Mon frère est par la fenêtre, et il voit les lasers pointés sur lui. Les gendarmes entrent en bousculant ma mère ».
Une fois l’appartement sécurisé par les gendarmes qu’Alexandre juge très virulents, « mon frère et moi sommes  menottés ». Alexandre, n’en revient pas, il est à cet instant précis un suspect. Il est soupçonné d’être en lien avec les auteurs du meurtre du jeune Célestin… Sauf que ce n’est pas la bonne maison.
 

Image cassée

 
« Il y a un inspecteur qui est arrivé à la fin, il me montre des photos d’individus. C’est donc là que j’ai pu annoncer que ce n’était pas la bonne maison ».
Le seul tort de cette famille c’est d’habiter à quelques mètres du jeune homme recherché. Cette entrée fracassante a cependant laissé des traces.
« Je me dis que ce n’est pas la loi, il n’y a même pas un pardon, ils sont restés à  regarder ma mère à demie-nue au sol. Là ça a cassé notre image dans le quartier, ma mère ne veut plus vivre dans la résidence ».
Une maman aujourd’hui malade et suivie par un psychologue selon son fils.
L’expérience reste extrêmement traumatisante pour la famille mais ce type d’erreur peut arriver dans des opérations judiciaires rappelle Jean-Louis Monteil, lieutenant colonel commandant de la section de recherche de Cayenne. Section de recherche qui ne s’exprime que très rarement dans les médias. 
 

Des recours sont possibles

 
Ce mercredi 20 juillet, les forces de l’ordre devaient procéder à une série de cinq arrestations sensibles dans le cadre du meurtre de Jean-Daniel Célestin.
« L’unité de la section de recherche devaient faire face durant ces arrestations à des criminels expérimentés. Elle devait donc rester sur ses gardes, d’où les mesures coercitives prises à la fois pour protéger les gendarmes, mais aussi les potentiels occupant. » Les mots d’explication de Jean-Louis Monteil, lieutenant colonel commandant la section de recherche de Cayenne.
Suite à cette méprise… Le colonel de la section de gendarmerie rappelle s’être personnellement excusé.
Il souligne aussi que le législateur a prévu des recours. En cas de dégâts commis par la force publique lors d’une intervention, il est possible d’être dédommagé. Une procédure appelée : requête d’indemnisation. Cette requête doit être adressée à la direction des services judiciaires du ministère de la justice à Paris. Dans un courrier où sont joints : facture des travaux de remise en état des biens endommagés.
 
 
 
 
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