Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, le cas du Refuge

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La journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la transphobie, et la biphobie, c’est aujourd’hui le 17 mai. La fondation, Le Refuge, présente au niveau national, a une antenne en Guyane, depuis 2017. Cette structure accompagne les jeunes rejetés et parfois persécutés par leur entourage, à cause de leur choix de vie.

L'association Le Refuge a une antenne en Guyane

Reconnue d’Utilité Publique, la Fondation, Le Refuge, a pour vocation de prévenir et de lutter contre l’isolement et le suicide des jeunes LGBT+, de 18 à 25 ans. Des jeunes victimes d’homophobie, ou de transphobie en rupture familiale. Il faut savoir, qu’il y a 13 fois plus de tentatives de suicides chez les jeunes homosexuels(le)s.

Le Refuge en Guyane

Le Refuge de Guyane
L'entrée du Refuge ©guyane la 1ère

Le "nouveau bureau", de l’antenne du Refuge, en Guyane, date de 2021.

Situé à Cayenne, cette équipe réduite, de 3 membres actifs, toujours en quête de bénévoles, a vu les demandes d’aides augmentées, ces derniers temps.

Insultés, isolés au sein de familles homophobes, les jeunes sont parfois mis à la rue. Le Refuge, est parfois l’unique solution, pour que ce jeune, en plus du traumatisme familial, ne se retrouve pas, directement à la rue.

Au Refuge, les jeunes, peuvent parler librement, ils bénéficient d’un soutien psychologique, d’une remise à niveau, d’un accompagnement sur mesure, pour renouer avec une formation, ou le marché de l’emploi.

Cette structure possède 4 appartements, pour les situations de danger vital, pour le jeune. Elle assure également un soutien, régulier, au sein de son local à Cayenne.

Les difficultés du refuge 

Cet accompagnement exigez des moyens, ce n’est pas moins de 700 000 euros, que cela a coûté, rien que pour 2021, au siège social, situé à Montpellier.

Le Refuge Guyane, ne peut pas répondre, à toutes les demandes d’hébergements d’urgence, et pour l’instant, il n’a pas réussi à obtenir de subventions, ce qui pourrait, selon sa déléguée territoriale, aboutir à la suppression du Refuge en Guyane, mais ce n’est pas encore d’actualité.

LGBT+, et problématiques guyanaises

Pour la déléguée territoriale, Béatrice Sylvestre, la Guyane a plusieurs particularités.

Béatrice SYLVESTRE déléguée territoriale Fondation Le Refuge Guyane ©v porphyre

On a de moins en moins de natifs, de Guyane, dans nos structures d'hébergements. Les jeunes partent quand ils peuvent, pour pouvoir vivre librement leur sexualité. Il y a le poids familial, sociétal, par exemple, pour un jeune créole, de s’accepter, homosexuel, ici, c’est beaucoup plus difficile. L’environnement est plutôt catholique. Il a peur d’être rejeté par sa famille, mais le jeune a également peur, qu’on rejette sa famille, car il est homosexuel. Il y a également ce rejet parfois chez les amérindiens. D’autres communautés de la caraïbe, qui font subir aux jeunes des thérapies de conversion.

Béatrice Sylvestre déléguée territoriale Le Refuge Guyane

Autre particularité, de la Guyane, les ¾ des personnes hébergées, ne viennent pas de Guyane, mais fuient la persécution, à cause de leur orientation sexuelle. Des haïtiens, qui risquent la mort, on a accueilli, un qui avait reçu, un coup de machette, au visage. Des brésiliens, des dominicains, des cubains. De plus, à l’heure actuelle, la situation reste toujours compliquée, il y a des expéditions punitives, avec des viols, c’est rare, mais ça arrive.

Béatrice Sylvestre Déléguée territoriale Le Refuge Guyane

La Fondation le Refuge Guyane, en plus de son volet d’accompagnement, organise des opérations de sensibilisation auprès des jeunes, sur l’homosexualité, et la transidentité.

La ligne d’écoute nationale fonctionne depuis la Guyane, et est ouverte, 24h/24 et 7j/7, 06 31 59 69 50. Le téléphone fixe du local est le 05 94 46 72 62