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Un homme obligé de retourner vivre dans son appartement calciné

société
SIMKO
©Guyane1ère
Un homme dont l’appartement a entièrement été ravagé par un incendie obligé ce soir de retourner dormir au milieu du mobilier et des objets personnels calcinés. Une situation dramatique pour cet adulte handicapé. Les intervenants se renvoient la balle.
11 jours après l’incendie de son appartement, Jean-Charles Boutin, n’a d’autre alternative que de retourner dormir, au milieu des débris de l’incendie qui a ravagé son logement. Il a été partiellement indemnisé dans un premier temps par son assurance. Jusqu'à aujourd'hui, il est sans proposition de relogement de la part de son bailleur. Une situation dramatique pour cet adulte handicapé. 

«Je vais essayer de dégager ma chambre, en espérant que ce n'est pas mouillé par l'eau déversée par les lances à incendie des pompiers.  C'est tout ce que je peux faire. Mon appartement n'est pas habitable…On ne sait pas si je vais être relogé. je préfère revenir, je ne veux pas dormir dans la rue.»

 

Prise en charge par l'assureur 

Dans un premier temps, l’assureur de Jean-Charles a débloqué 200 euros pour qu’il puisse faire face aux dépenses d’urgence, il a aussi pris en charge six nuits d’hôtel.
Puis un ami l’a hébergé, mais cette solidarité s'est épuisée…c’est normalement au bailleur, la SIMKO, de reloger son locataire. Mais la SIMKO que nous avons cherché à joindre est aux abonnés absents. La seule réponse que Jean-Charles Boutin dit avoir eu est tout simplement incroyable !

« Apparemment, le bailleur ne sait pas qualifier mon cas. Je suis son premier incendie. Il ne sait pas quoi faire de moi. Sincèrement, ce que je subis, je ne le souhaite à personne »


Constat d'expert affligeant pour le bailleur 

Les constats d’experts : police scientifique, pompier, assureur sont unanimes, le départ de l’incendie vient de ce compteur électrique. Le locataire absent au moment de l’incendie, ne serait donc pas responsable…
Avec pour seule ressource, une pension mensuelle d’adulte handicapé de 800 euros,  Jean-Charles Boutin n’a pas les moyens de se loger ailleurs. Son assureur dit avoir fait pression sur la SIMKO pour qu’elle fasse diligence. Mais le bailleur, à l’origine social  esquive sa responsabilité et les journalistes. Heureusement l’assureur a promis de débloquer bientôt 2.000 euros mais la valeur de son contrat d’assurance ne permet d’espérer une plus forte indemnité.
Le reportage de Guyane la 1ère :
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