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La part des média dans la psychose naissante

Les médias participent-ils à créer et à entretenir la peur, voire la psychose ? Meurtres, crimes, et attentats sont rapportés, en en détail, pendant des jours et des jours… C’est bon pour la vente et l’audimat et sans doute aussi pour la persistance d'u climat délétère…

© La1ère
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  • Benoit Thérèze - stagiaire -
  • Publié le
Ces derniers mois l’actualité guyanaise est marquée par de nombreux faits divers. Une multiplication de faits de violence qui créée un climat anxiogène. En France c’est la même chose avec la répétition des attentats.
Ici et là, la presse, c’est son travail, traite les sujets, tous les sujets qui font l’actualité. Va-t-elle trop loin, titille-t-elle la part morbide qui existe en chacun de nous pour faire du chiffre ?
Pour Lara Dupuis, rédactrice en chef à France-Guyane, les médias jouent simplement leur rôle d’information. « Les médias relaient ce qui existe. Quand il se passe des faits divers, des agressions, les journaux racontent ce qui se passe. Ce n’est pas eux qui créent l’actualité », dit-elle. « Je ne pense pas que les journalistes ont une responsabilité directe, ils racontent la société ».
Des informations d’ailleurs traitées avec beaucoup de précautions, assure Lara Dupuis. « On essaie d’être sobre, de juste relayer l’essentiel, de ne pas en rajouter. Nous ne voulons pas tomber dans le sensationnel, nous donnons le strict minimum pour informer nos lecteurs ».
 

Des faits divers qui font vendre

Pour Jean-Marc Kromwel, journaliste indépendant « l’actualité rapportée par les médias reflète la réalité.  Les médias font leur travail d’explications, d’interrogations, et d’analyses ».
Il rappelle également que les lecteurs, auditeurs, ou téléspectateurs sont très friands de ce type d’information. « Ceux qui reprochent aux médias de faire du sensationnalisme, sont souvent les premiers à se jeter dessus lorsqu’ils y a un fait divers », constate-t-il. « Quand ça touche, le voisin le plus éloigné possible, on se jette sur les journaux, on écoute la radio, et on en fait les choux gras lors de conversations avec ses amis ».
Autrement dit, les citoyens participent à l’existence ce climat délétère. On a peur mais à défaut d’en réclamer, on ne rate rien des événements sanglants qui émaillent le quotidien. Il n’y a qu’à prendre les chiffres, la Une d’un journal avec un fait-divers se vend plus  facilement et plus massivement. Idem pour internet… Les « articles faits divers » sont les plus consultées.
Question finale : Notre part d’ombre prend-t-il le dessus et du coup, aimons-nous jouer à nous faire peur ?

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