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Un lanceur Soyouz décollera du Centre spatial guyanais ce jeudi

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Le Pas de tir de Soyouz à Sinnamary
La mairie de Sinnamary évoque un « oubli de versement de fiscalité de Soyouz » ©Franck LECONTE.
Un lanceur Soyouz décollera du Centre spatial guyanais à 8h54 ce jeudi 18 mai. Il doit mettre en orbite un satellite de télécommunication pour l'opérateur européen SES. Ce lancement avait été retardé en raison du conflit social de mars et avril dernier. 
Un lanceur Soyouz décollera du Centre spatial guyanais jeudi 18 mai. Il mettra en orbite un satellite de télécommunication pour l'opérateur européen SES. Ce lancement avait été retardé de plus d'un mois en raison du conflit social.
 
"Pour son cinquième lancement de l'année, Arianespace mettra en orbite avec le lanceur Soyouz SES-15, le premier satellite géostationnaire tout électrique de l'opérateur européen SES", a indiqué la société dans un communiqué.
 

Un lancement retardé

Initialement prévu début avril, le lancement avait été ajourné en raison du mouvement social qui a paralysé la Guyane pendant plus d'un mois pour réclamer un rattrapage économique et social avec la métropole.
 
Outre le lancement du Soyouz, deux Ariane avaient également été clouées au sol. La première a été lancée le 5 mai, la seconde le sera le 1er juin.
 

Une mission de 5h

Le décollage du Soyouz est prévu jeudi à 8H54 heure de Kourou (13H54 heure de Paris). La durée de la mission, du décollage à la séparation du satellite, d'une masse de 2.302 kilos, sera d'environ 5 heures et 18 minutes. Ce sera le cinquième tir de l'année pour Arianespace, le deuxième lancement d'un Soyouz depuis le centre spatial guyanais en 2017.
 

Un satellite SES-15

Construit par Boeing en Californie, le satellite SES-15 est tout électrique. Le principal avantage de la propulsion électrique pour la mise en orbite et les manœuvres orbitales est de réduire les coûts grâce à l'important gain de poids qu'elle engendre, par rapport aux systèmes classiques de propulsion chimique, avec du carburant embarqué. Ce gain de masse permet d'ajouter des équipements de télécommunication.
 
Le satellite couvrira l'Amérique du Nord, le Mexique et l'Amérique centrale, de l'Alaska jusqu'au sud du Panama et des îles Hawaï aux Caraïbes. Il permettra à SES de fournir une large gamme de services de télécommunications, notamment les communications pour l'aéronautique, le maritime, les réseaux VSAT et les gouvernements.
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