Le Grand prix FIFAC 2021 décerné au film colombien Entre fuego y agua

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Fifac 2021
©Fifac 2021
Cette 3e édition du FIFAC a pris fin avec la traditionnelle remise des prix au Camp de la Transportation à Saint-Laurent. Le grand vainqueur est le film colombien co-réalisé par Viviana Gomez Echeverry et Anton Wenzel : Entre fuego y agua.

Une cérémonie sobre en présence de lycéens avec le président du jury Greg Germain à distance à Paris pour décerner les 5 prix de ce troisième festival documentaire.

Remise des prix Fifac 2021
Tano Brassé entouré des lycéens section cinéma invités pour la remise du prix des lycéens ©Elisa

Crise sanitaire oblige, le festival s'est entièrement déroulé cette année sur internet. 

L'Amérique Latine largement récompensée

Ainsi le prix des lycéens du meilleur documentaire revient à : Outdeh – The young of Jamaïca de Louis Amon Josek. Outdeh propose un portrait de la jeunesse jamaïcaine : une nouvelle génération en pleine transition, déterminée à se débarrasser des vieux schémas ancrés dans la société, et à contribuer, avec un état d’esprit moderne, à une nouvelle compréhension de la culture de cette île. Un film dans lequel la jeunesse guyanaise s'est entièrement reconnue

C'est à Carbon de Davide Tisato que revient le Prix du meilleur court métrage documentaire. Nivardo et Ismael, âgés de plus de soixante-dix ans, produisent du charbon de bois pour survivre dans le contexte économique actuel de Cuba. Nuit après nuit, les deux meilleurs amis surveillent un processus de transformation, caché derrière une fumée épaisse. Entourés par l’obscurité, ils se battent et n’abandonnent pas face à un travail dangereux et épuisant. Seul leur soutien mutuel leur permet de continuer. Épuisés, ils se distraient pendant un moment et risquent le fruit de leurs efforts.

Tapajós - Uma breve historia de transformação de um rioi a reçu le Prix du meilleur contenu digital. Réalisé par Cícero Fraga, Alan Schvarsberg ce court film est une brève histoire de la transformation d’un fleuve est une web-série qui se déroule à Miritituba, un quartier du Pará qui, ces dernières années, s’est transformé en plate-forme d’exportation de soja. Le film d’animation se compose de trois épisodes, et chacun est narré par un habitant de Miritituba. Ensemble, ils racontent des histoires d’une Amazonie qui va bien au-delà de la vaste forêt exubérante et de ses puissants fleuves.

Le Prix du public a été attribué à Big in jazz collective réalisé par Marina Jallierde la Martinique. Le Biguine Jazz Festival 2020 qui devait fêter son 18ème anniversaire ne pourra se tenir au vu des conditions sanitaires. Pour pallier cette absence, les directeurs artistiques de ce festival, Thomas Boutant et Manuel Boutant, ainsi que le comité martiniquais de la musique, ont décidé de fonder le «  Big in Jazz Collective ». Ce collectif d’artistes musiciens antillais, composé entre autres de Maher Beauroy, Tilo Bertholo, Ludovic Louis, Sonny Troupé, … s’est réuni du 15 au 26 août 2020 dans une maison proche de la commune « Le François », afin de réinterpréter et d’enregistrer des titres emblématiques du répertoire et du patrimoine musical des régions créolophones françaises.

Marie Dault qui a réalisé Chronique de la terre volée dont l'action se passe au Venezuela a reçu le Prix de la meilleure réalisatrice.
À Caracas, au Venezuela, les habitants des bidonvilles peuvent obtenir la propriété de la terre en échange de l’histoire de leur vie dans le quartier. Aux côtés des habitants du barrio « Brisas de la Santa Cruz  » perché sur la plus haute colline de Caracas, nous verrons comment un décret de Chavez a permis la régularisation des gigantesques zones d’occupation sauvage de la ville et a enclenché l’écriture des « chroniques du barrio ». Une histoire populaire du passé de la cité qui se retrouve face au présent et qui plonge peu à peu le pays dans la plus grave crise de son histoire.

Et enfin le Grand Prix FIFAC France Télévisions du Meilleur Documentaire a été attribué à Entre fuego y agua, un film colombien de Viviana Gomez Echeverry, co-réalisé avec Anton Wenzel.
Camilo est le fils adoptif d’un couple indigène des Quillasinga, tribu de la lagune de Cocha, au sud-ouest de la Colombie. Il est la seule personne noire de sa communauté et s’est toujours senti différent. Pendant des années, il s’interroge sur ses parents biologiques. Le gouverneur indigène Quillasinga lui conseille de prendre l’Ayahuasca, une plante sacrée et guide spirituel. Au cours de cette expérience transcendante, Camilo a des visions de sa mère biologique. Soutenu par son père adoptif, Camilo se lance dans un voyage pour trouver sa véritable identité.

L'équipe du FIFAC 2021
L'équipe du FIFAC 2021 ©Elisa Geneviève