Le nombre de sites d'orpaillage clandestins, en baisse dans le Parc amazonien : 95 recensés, contre 156 il y a deux ans

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Orpaillage Guyane
L’orpaillage illégal est en baisse selon le dernier comptage réalisé par le Parc amazonien de Guyane sur son territoire.  Alors que le nombre de chantiers illégaux avaient atteint 156 il y a 2 ans, les agents du parc comptabilisent cette année 95 sites. C’est la 4ème fois consécutive que le parc annonce une baisse significative.
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Ce sont 95 sites illégaux qui ont été dénombrés par lors de la dernière campagne de comptage des agents du Parc amazonien de Guyane. Alors que le nombre de chantiers illégaux avaient atteint 156 il y a 2 ans, c'est la 4ème fois consécutive que le parc annonce une baisse significative. Cette baisse explique le PAG par voie de communiqué est due à un un renforcement du volet répressif et la mise en œuvre de moyens supplémentaires accordés depuis 2021 par le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Le PAG a obtenu une enveloppe financière de 760 000 euros : 21 missions supplémentaires en hélicoptère ont pu être menées depuis 2021 avec les agents du parc, inspecteurs de l'environnement et  la gendarmerie.

L’action répétée sur des chantiers isolés et de petite taille, au centre et dans le versant Oyapock du parc national plus difficiles à réapprovisionner que sur le versant Maroni, a permis de faire diminuer significativement le nombre de chantiers. L’activité illégale reste toujours très élevée mais régresse. La façade ouest concentre 81% des sites illégaux sur le territoire. Cette baisse des sites clandestins est certes une bonne nouvelle mais en aucun cas une autosatisfaction pour le Parc amazonien.

Cette baisse on l’explique par les moyens supplémentaires qu’on a obtenu du ministère de la Transition écologique sur la période 2021-2023, qui nous permet de faire appel à une compagnie privée d’hélicoptères pour organiser des missions sur les sites d’orpaillage pour surprendre les garimpeiros et voir de meilleures chances d’avoir le matériel sur place. Ces moyens nous ont aussi permis l’extraction de garimpeiros qui se sont toutes traduites par des condamnations à de la prison ferme. On parle de chantiers illégaux sur le territoire du Parc amazonien donc on n’est pas du tout sur une autosatisfaction. Mais ce sont des résultats encourageants notamment pour nos agents des inspecteurs de l’environnement qui sont issus des territoires du sud de la Guyane qui sont très engagés très investis et donc c’est important que nous ayons une tendance qui soit dans la bonne direction.  

Arnaud Anselin directeur adjoint du Parc Amazonien de Guyane 

WWF Guyane mitigé

WWF Guyane entend vérifier sur site cette baisse de l’activité illégale aurifère annoncée. L'organisation estime que 95 sites d'orpaillage illégal, est un chiffre encore trop important, mais salue les moyens supplémentaires alloués. 

 

 

Des chiffres en régression, qui confirment la persistance de l’activité d’orpaillage illégal au sein du parc national. La lutte contre la logistique des garimpeiros, doit se poursuivre, avec la coopération renforcée avec les pays voisins, le Brésil et le Surinam.