Le projet de révision de la PPE adopté en séance plénière par les conseillers territoriaux.

collectivité territoriale de guyane
Assemblée plénière CTG

Le projet de révision de la PPE a été adopté en assemblée plénière. La Programmation pluriannuelle de l'énergie en Guyane suscite de nombreuses controverses. Au coeur des débats : la future centrale du Larivot, mais aussi le projet de centrale solaire du village Prospérité à Mana. 

Pour accélérer le développement des énergies renouvelables et lever les freins à leur implantation, en particulier concernant l’énergie photovoltaïque, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a convenu avec Rodolphe Alexandre de la révision simplifiée de la PPE de Guyane. C’était le 18 janvier dernier. La révision de la Programmation pluriannuelle de l'énergie en Guyane en vigueur (2016-2023) a donc été votée lors de cette dernière plénière par les conseillers territoriaux. La PPE a été validé en mars 2017 et prévoit l'accès à l'énergie de la population, la garantie d'approvisionnement et le développement des énergies renouvelables dans le cadre du développement durable. 

Les conseillers disent oui 

Il s’agissait ce matin d’acter l’utilisation de bioliquides à la place du fioul en tant que combustible pour la future centrale du Larivot dès le début de son exploitation. Les conseillers devaient également clarifier les points bloquants au développement de moyens de production à partir d’énergies renouvelables dans l’Ouest. Les débats ont été courts.  La révision est restée dans le cadre strictement réglementaire.

Hélène Sirder 1ere vice-présidente CTG
Hélène Sirder 1ere vice-présidente CTG

Nous avons tenu à rester dans le cadre strict(…) de révision simplifiée, nous avons acté deux modifications, il s’agit d’introduire que la centrale du Larivot est conçue pour fonctionner au fioul léger au gaz comme prévu en 2017 mais nous rajoutons les biocarburants avec étude d’une filière de production locale. Il s’agit d’acter aussi un projet solaire sur l’ouest,  dans les réseaux sera injecté une énergie électrique à base d’hydrogène. On s’y tient là, on ne va pas plus loin. Nous nous en tenons au cadre réglementaire strict .  

Hélène Sirder 1ere vice-présidente de la CTG, déléguée au développement durable, aux Mines et à l’Energie

Rodolphe Alexandre
Rodolphe Alexandre président de la CTG

Barbara Pompili, souhaitait également que le seuil des 100 hectares cumulés pour de tels projets soit augmenté par la CTG. Une demande refusée par la collectivité. La révision  a été votée à l’unanimité par les conseillers présents.

Le collectif Alter Larivot reste opposé au projet de centrale

La future centrale du Larivot n’en finit de faire parler d’elle. Après la levée de bouclier soulevé par le projet de centrale au fioul, le gouvernement avait tranché en faveur d’un projet utilisant de la biomasse liquide. Pour cela il faut une révision de la Programmation pluriannuelle d’énergie.

Le collectif Citoyen pour une alternative à la centrale du Larivot a  réaffirmé son désaccord. "Dans un courrier daté de près d’une semaine le collectif met en doute le caractère durable de cette solution ayant recours eu biocarburant se basant sur l’absence de ressource suffisante en biomasse liquide et le besoin de détourner des terres agricoles pour cette nouvelle fonction. Un risque évoqué dans un courrier de la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, adressé au président de la CTG à la mi-avril dans lequel après avoir évoqué le besoin de révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie, la ministre précise que le biocarburant utilisé doit respecter les critères de durabilité des directives européennes notamment en induisant un changement dans l’affectation des sols. Le projet de modification prévoit cependant que la production dans la future centrale se fasse à partir de bioliquides ou d’énergies fossiles, pour le collectif c’est bien la preuve  que la biomasse liquide n’est pas véritablement centrale mais optionnelle pointant la question de l’approvisionnement en matière première. Sur ce point le gouvernement évoque l’étude de la faisabilité du développement d’une filière d’approvisionnement locale excluant le soja et l’huile de palme".