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Macouria : fin du conflit foncier à Matiti

Rencontre positive le 20 novembre entre des différents protagonistes du conflit foncier à Matiti. Les agriculteurs demandaient que soient respectés les accords établis avec l’Etat, lors des événements de Mars Avril Résultat : ces accords ont été entérinés par les autorités préfectorales.

Les agriculteurs vendant leurs produits devant la mairie durant leur mobilisation le 9 novembre dernier © guyane 1ère
© guyane 1ère Les agriculteurs vendant leurs produits devant la mairie durant leur mobilisation le 9 novembre dernier
  • Marie-Claude Thébia
  • Publié le

Une rencontre de la dernière chance


Les différents protagonistes du conflit  concernant le foncier à Matiti étaient réunis hier après-midi 20 novembre en Préfecture.
Les représentants de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles, du CNES, ainsi que de la Mairie de Macouria, étaient présents pour une médiation encadrée par la Préfecture. Gilles Adelson, le 1er magistrat de la commune, était absent. Il est  à Paris au Congrès des maires.
Les parties sont arrivées à un accord satisfaisant pour les agriculteurs. Un accord qui reprend les conclusions des Accords de Guyane consignés dans le document du 1er avril dernier cosigné par le Préfet et deux des syndicats agricoles dont la FDSEA.
Un motif de satisfaction pour Christian Epailly, président de la Fédération départementale des syndicats des exploitants :

« Je reconnais que l’Etat a été un facilitateur dans cette démarche .Un agriculteur ne peut pas payer 2000 à 5000 euros l’hectare .Comme cela a été acté par les Accords de Guyane, les agriculteurs vont payer leur terrain en baux emphytéotique  50 euros l’hectare.
En plus, on a demandé qu’on mette en place la Commission technique, tous les dossiers vont passer au cas par cas  en toute transparence et objectivité »


Bras de fer terminé ?


Depuis dix jours, une épreuve de force se tenait  entre  les agriculteurs de Macouria, et la Mairie. La plupart des baux emphytéotiques, étant  arrivés à terme, la Mairie a décidé de vendre les terrains. Les agriculteurs estiment que les prix fixés sont trop  élevés : de 2000 à 5000 euros; Or, le CNES à qui appartenait à la base, les terres agricoles, avait promis une cession gratuite. Une situation jugée inqualifiable par les agriculteurs qui ont manifesté leur colère. En Mars-Avril 2017 un accord  qui prévoyait notamment le versement de 2 millions d’euros pour le rachat des terrains à la Mairie  avait été signé.
Une cinquantaine d’agriculteurs sont concernés.
Une affaire à suivre

La déclaration de Christian Epailly

 

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