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Montagne d'Or : la polémique entre la CTG et les associations amérindiennes ne faiblit pas

Le projet de la Montagne d’Or sur Saint-Laurent du Maroni est au cœur des polémiques depuis plusieurs mois et malgré la mise en place du débat public, les tensions ne s’apaisent pas. Pour preuve les derniers communiqués des associations amérindiennes adressés au président de la CTG.

Une salle bondée pour le débat public de la Montagne d'Or à la mairie de Cayenne © CL
© CL Une salle bondée pour le débat public de la Montagne d'Or à la mairie de Cayenne
  • Patrick Clarke
  • Publié le

Quelles sont les récriminations des organisations amérindiennes?


Dire que la hache de guerre est déterrée entre les organisations autochtones et la CTG, c’est un euphémisme, tant les tensions sur le projet de la Montagne d’Or sont exacerbées entre les deux parties. Dès le 26 mars dernier, elles réclament des excuses publiques du président de la Collectivité Territoriale de Guyane. Les six organisations estiment que les propos de Rodolphe Alexandre parus dans le quotidien de cette même date sont teintés d’un colonialisme à peine déguisé, laissant entendre que les Peuples Premiers de Guyane seraient manipulés par les écologistes. Le chef de l’exécutif territorial refuse catégoriquement de faire des excuses considérant que le débat doit s’ouvrir sur cette question aurifère et notamment sur ce projet de mine à ciel ouvert.

Les réseaux sociaux sont les échos de la colère amérindienne


Nouvelle offensive des amérindiens avec ce post publié ce week-end sur les réseaux sociaux émanant de l’ONAG. L’avertissement a de quoi sabrer les certitudes des uns et renforcés la détermination des autres. Il s’adresse aux exploitants miniers, aux multinationales, aux :
"chercheurs pilleurs des savoirs ancestraux ainsi qu’aux élus guyanais" tel que indiqué dans le post : le président de la CTG et sa vice-présidente Hélène Sirder ou encore monsieur Horth.
Dans le collimateur des organisations amérindiennes : "la politique qui consiste à brader nos terres au détriment de nos droits autochtones, de l’environnement guyanais et de leur santé."
A cela se rajoute cette semonce : "Vous avez cru trop longtemps que les peuples amérindiens étaient incapables de se soulever. Que vous pouviez les acheter à chaque élection à coup de tee-shirts, de tafia et de promesses fallacieuses." Et de conclure ainsi : "le vent se lève pour les peuples autochtones."
Les sceptiques seront confondus.  Il n’y a pas si longtemps c’était le grand amour entre les nations amérindiennes et  Rodolphe Alexandre. Il est clair qu’il faudra beaucoup de patience et de diplomatie pour recoller les morceaux entre les deux parties, car à eux deux mais aussi en incluant toutes les composantes de la société, ils ne constituent qu’une seule unité : la Guyane.


De nouvelles précisions par communiqué fustigent la politique de la CTG et de son président


Et dans un communiqué qui nous est parvenu ce matin, il est spécifié : « Nous ne voyons pas quel est le commentaire relevant de l’Onag parmi les nombreuses publications. Beaucoup d’intox circulent sur les réseaux sociaux que nous préférons ne pas commenter pour éviter des polémiques inutiles. »
Par ailleurs il est indiqué : « Ce qu’il faut retenir c’est que nous dénonçons la politique actuelle menée par la CTG concernant la Montagne d’Or et bien d’autres sujets évoqués dans le communiqué de presse cosigné par les organisations autochtones.  Nous déplorons que le président de la CTG et ses représentants ne daignent pas nous recevoir et maintiennent les propos désobligeants à l’encontre des peuples autochtones ».

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