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Nouvelle vague de licenciements chez Auplata

28 employés mis sur le carreau. C’est le socle même de la main d’œuvre qui disparaît. La société minière Auplata est en pleine mutation industrielle. Le plan de licenciement est inévitable pour la compagnie.

© guyane 1ère
© guyane 1ère
  • Océlia Cartesse
  • Publié le , mis à jour le
Il ne restera plus que les géologues. Cette réduction d’effectif touche : le personnel administratif et les ouvriers des usines gravimétriques, tant sur le site aurifère qu’à Dégrad des Cannes.
 « Trop d’employés, des charges sociales élevées, il devient suicidaire pour le groupe de vouloir continuer sur la même lancée » explique le directeur délégué, Didier Tamagno.
En cause : le procédé d’extraction historiquement utilisé : la gravimétrie. Le procédé n’est pas rentable. La société évalue au 30 juin 2015 ses pertes à plus de 4 millions d’euros l’an. Sur cette somme, l’usine de gravimétrie contribuait à 40% des pertes.  
Une mesure drastique dans les cartons depuis plus de deux ans. Deux ans qui ont cependant permis à la compagnie de séduire les autorités : DEAL et Préfecture. L’unité pilote de cyanuration située à Dégrad Des Cannes semble avoir prouvé son efficacité. Plus question de faire du social, il faut désormais penser à la survie de l’entreprise. Cette unité pilote amènera une augmentation de la production de la société de l’ordre de 20%. Le process vers la mise en œuvre d’unités industrielles de traitement par cyanuration est en marche. « Jusqu’à 95% de l’or pourra être récupéré sans aucun impact néfaste  pour l’environnement » 


Une procédure de licenciements menée rondement

Selon Didier Tamagno, la suppression de postes permettra de concentrer les ressources humaines et financières sur la future usine de cyanuration du site "Dieu Merci". C'est aussi une opportunité de trouver de nouveaux partenaires
Le projet de licenciement devrait durer deux mois. Une première réunion de négociation avec les salariés est par ailleurs déjà fixée en date du 6 mars prochain.
Auplata prétend vouloir accompagner ses ex-employés le plus vite possible vers un retour à l’emploi, mais se réserve tout de même le droit d’initier cette réinsertion sous couvert d’un plan de formation, en fonction des qualifications de chacun.Les entreprises sous-traitantes ne devraient pas être impactées par ce plan social.

Un précédant en décembre 2013

En décembre 2013, vingt-quatre salariés de la SMYD (société minière Yaou Dorlin), filiale d'Auplata ont été licenciés pour motif économique. Les deux parties s'étaient entendues pour qu'un protocole d'accord soit établi, avec l'engagement d'une indemnisation des ex-salariés. Il prévoyait aussi une formation dans le cadre du projet de cyanuration avec réembauche à la clé et la mise à disposition de parcelles et de matériel pour que les ex-salariés puissent exploiter de l'or alluvionnaire en sous-traitants. En échange, les licenciés s'engageaient à arrêter toute poursuite juridique et politique.
 
 
Dans un contexte de marché qui reste défavorable, le cours de l’or en euros ayant encore chuté de l’ordre de 10% en moyenne en 2014, le Groupe Auplata s’est focalisé sur :
- L’optimisation des coûts d’extraction minière
- Le développement de la sous-traitance d’exploitation de chantiers alluvionnaires
- Le développement du procédé d’extraction par cyanuration
- Les financements de ces projets
- La conclusion de partenariats dans l’objectif de valoriser ses actifs miniers
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