Coronavirus : la coopération sanitaire entre Saint-Laurent du Maroni et le Suriname

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Coronavirus : la coopération sanitaire entre Saint-Laurent du Maroni et le Suriname
©Eric Léon
Les problèmes récurrents de la porosité de la frontière entre la France et le suriname sont accentués avec cette crise sanitaire. Malgré le confinement, certains téméraires tentent encore de traverser le fleuve d’une rive à l’autre. Alors la PAF( police aux frontières) renforce sa surveillance. 
Un contrôle d’identité au beau milieu du fleuve Maroni, c’est le quotidien de la police aux frontières. Mais depuis le confinement, les règles sont encore plus strictes. 
 Marc Del Grande, Préfet de Guyane :

"Toute pirogue venant d'Albina qui est interceptée sur le Maroni, retourne à Albina, toute pirogue venant de saint-laurent du Maroni qui est interceptée au milieu du Maroni, retourne coté français."

La pièce d’identité mais aussi l’attestation de déplacement dérogatoire sont exigés. Aucun passe droit n’est accordé, On a même frolé l’incident diplomatique, quand l’ancien Vice-Consul du Suriname est reconduit à la frontière surinamaise par les autorité françaises 
 Pour faire face à cette crise, la PAF vient d’être dotée d’un zodiac ultra rapide, prété par le Parc National, 
une coopération sanitaire d’urgence entre la France et le Suriname 
Marc Del Grande, Préfet de Guyane :

"Nous nous sommes mis d'accord avec nos amis surinamais pour qu'aucun patient Covid, aucune personne plus généralement ne traverse le fleuve Maroni."

Le centre hospitalier de l’ouest Guyanais dispose aujourdhui de 8 lits de réanimation pour les pathologies covid, et une trentaine pour les non réanimatoires. 
Ce renforcement des contrôles de la frontière devrait anticiper les prise en charge des patients covis en cas de pic épidémique dans l’ouest. 
 Lénaïck Adam, Député de la seconde circonscription :

"Les soignants sont inquiets de voir si un pic au niveau de l'épidémie, qu'il y ait des malades qui viennent en Guyane, car nous n'avons pas beaucoup de lits en réanimation."

Une satisfaction pour le maire, c’était une demande faite au Préfet, bien avant la crise sanitaire.Elle espère bien que ce dispositif sera maintenu au delà du confinement. 
Sophie Charles, Maire de Saint-Laurent Du Maroni :

"Ce que je souhaite vraiment, c'est que ce dispositif perdure dans le temps puisque cela nous permettra d'avoir un contrôle de la frontière de manière beaucoup plus efficace." 

En une heure, 3 contrôles ont été effectués, les trois embarcations ont été raccompagnées sur leur rives d'attache. 
Un dispositif en place 7 jours sur 7 en journée, et la nuit des embuscades à terre sont envisagées. 
©Eric Léon



 
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