Coronavirus : le Centre Spatial Guyanais n'accueille plus de visiteurs

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Coronavirus : le Centre Spatial Guyanais n'accueille plus de visiteurs
©J.G Assard
3ème lancement demain au Centre Spatial Guyanais, un lanceur Soyouz devra mettre sur orbite Falcon Eye 2. Ce décollage se fera sans invité. Depuis ce lundi, le CSG est en configuration de prévention sanitaire liée au coronavirus
Coronavirus oblige le Centre Spatial Guyanais ferme ses portes provisoirement aux visiteurs. Le musée de l’Espace, les visites des installations, les sites d’observation réservés aux spectateurs et la salle Jupiter ne seront plus accessibles
Marie Anne Clair, directrice du Centre Spatial Guyanais :

"On a des milliers de visiteurs tous les ans, presque 20 000 visiteurs. A chaque lancement nous avons 2000 à 3000 visiteurs qui assistent sur nos sites d'observations aux lancements, ce sont des chiffres assez importants."

Au centre spatial, les européens sont en nombre et en particuliers les italiens. Ils préparent le retour en vol de Véga. Ces jours derniers, plusieurs rumeurs circulaient sur les réseaux sociaux. Des rumeurs démenties par la Directrice du CSG.
Marie Anne Clair, directrice du Centre Spatial Guyanais :

"Il n'y a aucun coronavirus et notamment sur la base, ce que je peux vous dire c'est que nos italiens et tous nos personnels italiens qui sont sur la base sont très responsabilisés par rapport à cela."

Pour l’heure selon les responsables de la base aucune activité n’est impactée. Le CSG est le 1er établissement public à prendre des mesures de cette envergure n’est-ce pas une manière de renforcer l’inquiétude ?
Marie Anne Clair, directrice du Centre Spatial Guyanais :

"Il ne faut pas être dans la psychose, mais il ne faut pas être complètement naïf et ne rien faire. Il faut prendre ces mesures de précaution, donc nous, on les applique."

Ce jeudi à 22h33 un lanceur Soyouz s’envolera de Sinnamary avec à son bord le satellite Falcon Eye 2 pour les Émirats Arabes Unis le 1er exemplaire avait été détruit lors du 1er échec de Vega l’an dernier. En salle Jupiter, il n’y aura que les clients et ça tombe bien tant la pression sera forte.
©J.G Assard