Exercice de motivation pour les élèves de classe préparatoire du lycée Félix Eboué à Cayenne avec deux anciens promus

éducation guyane
Jonathan Chélim ancien élève du lycée Félix Eboué
Jonathan Chelim - ancien élève d’hypokhâgne - Félix Éboué et administrateur au CESE à Paris face à la classe 2021 ©Céline Fleuzin

15 nouveaux élèves ont intégré la classe préparatoire littéraire aux grandes écoles au lycée Félix Eboué à Cayenne en 2020. Pour continuer à motiver les élèves, une rencontre a été organisée avec 2 anciens afin de prouver que la charge de travail est certes lourde mais qu’elle en vaut la chandelle.

15 nouveaux élèves ont intégré la classe préparatoire littéraire aux grandes écoles au lycée Félix Eboué à Cayenne en 2020. Le nombre de recrutements n’a pas baissé sur les 4 dernières années et pour continuer à motiver les élèves, une rencontre a été organisée lundi matin avec deux anciens qui ont suivi les mêmes enseignements. L’objectif est clair : prouver que la charge de travail est certes lourde mais qu’elle en vaut la chandelle.

Des conseils pour garder la motivation


Assiduité, méthode de travail, débouchées autant de sujets qui ont suscité une série de questions notamment comment garder la motivation. En guide de réponse : s’aérer l’esprit premièrement mais pas que, exlpique Jonathan Chelim ancien élève d’hypokhâgne 2006, administrateur du groupe de la coopération du Conseil économique, social et environnemental (CESE), diplômé de Sciences Po :

Lorsque vous recevez une mauvaise note, ce ne 'est pas vous en tant que personne qui êtes noté, c'est ce devoir, cette performance ponctuelle. Il faut faire cette différence et mettre les choses en perspective, cela permet de relativiser...


Le parcours riche de ces anciens élèves a stimulé les membres de cette classe où 9 matières y sont enseignées dans un rythme de travail très intense. Durant cette conversation, chacun mémorise ce qui lui semble le plus important comme la méthode et la rigueur ou encore se constituer un réseau avant de s'engager dans la voie professionnelle.

Soraya Barthélémy, ancienne élève d’hypokhâgne, étudie actuellemen à l’institut supérieur de management public et politique (ISMAaPP). Son souhait en fin de cursus : mettre à profit, chez elle, ses compétences. Elle est actuellement chargée de mission au sein d’une association du ministère de l’économie, de l’éducation nationale et du budget :

... Je compte absolument revenir sur mon territoire où je pense que le vivier de travail ne se tarit jamais et où je pense que de nombreuses choses sont possibles, il y a tout à faire...

 

Soraya Barthélémy - ancienne élève d’hypokhâgne et étudiante à Sciences Po Paris
Soraya Barthélémy - ancienne élève d’hypokhâgne et étudiante à l’institut supérieur de management public et politique (ISMAaPP) ©Céline Fleuzin

Un niveau d'enseignement similaire à celui de l'hexagone 


Chez certains étudiants, la crainte de ne pas avoir un bon niveau dans l’hexagone s’est fait ressentir . Jonathan Chelim précise :

Cela ne m'a pas empêché de réussir un concours dans l'hexagone, d'entrer dans une école nationale. C'est bien que la qualité de l'enseignement qui m'a été prodiguée ici était suffisante et satisfaisante.


Cet échange n’aurait pas eu lieu aujourd’hui, si les enseignants ne s’étaient pas battus, il y a deux ans, pour sauvegarder cette classe préparatoire d’hypokhâgne et de khâgne… à l’époque : leurs résultats étaient remis en question explique Claire Ngweté Freyman, professeure d’anglais à la classe préparatoire littéraire aux grandes écoles :

Nous avons un catalogue assez conséquent qui montre que tout ceux qui sont sortis de Félix Eboué ont trouvé une école, un cursus et par la suite un métier, une carrière qui les intéressent ...


L’année dernière, sur les 10 élèves, 3 ont réussi des concours d’entrées aux grandes écoles qu’ils ont décidé d’intégrer ou pas.

Le reportage de Céline Fleuzin et Abel Parnasse

Hypokhâgne : l'exemple des anciens.

 

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