L’Office National des Forêts soumis enfin à une taxe foncière sur les propriétés non bâties de Guyane

Vue aérienne de la forêt guyanaise
L’ONF soumis enfin à une taxe foncière sur les propriétés non bâties de Guyane. Plus de 200 000€ par an au total selon les estimations des Finances Publiques. 5 millions d’hectares de forêt sont concernés en Guyane. Une bonne nouvelle pour les commune les moins peuplées du territoire.
 
En Guyane, recouverte à 95% par la forêt, l'ONF a longtemps été exonéré de cette taxe foncière sur les propriétés non bâties, au motif de «l'improductivité» de la forêt guyanaise.


Une ressource financière supplémentaire pour les communes

Cet amendement porté par le sénateur Georges Patient depuis 2017 permettra, par exemple, à Régina de percevoir près de 46 000 € de ressources supplémentaires.
Pour Pierre Désert, le maire de Régina, il était temps de rétablir l’équité par rapport aux forêts domaniales de l’Hexagone :
 

Les maires ont toujours revendiqué ne pas recevoir de taxe foncière sur le domaine privé concédé à l'ONF, ce qui n'est pas normal. C'est une société qui fait des bénéfices et doit normalement payer des taxes foncières sur le patrimoine foncier . L'état c'est pareil, il est propriétaire de 90% de la Guyane, c'est une propriété privé de l'état qui ne paie pas de taxe foncière ce qui n'est pas normal alors que les communes payent la taxe foncière sur leur patrimoine .



Près de 41 000€ pour la commune d'Iracoubo et 34000€ pour Roura. Des sommes qui, certes, ne seront pas versées par l’état dans l’immédiat mais qui viendront doter d’ici plusieurs mois les budgets de collectivités souvent exsangues financièrement. Tout juste élu à la tête de Roura, Jean-Claude Labrador compte sur cette manne pour développer sa commune :
 

C'est une très bonne chose car à l'heure actuelle nous en avons bien besoin et cela trouvera destination. Je reste persuadé que la manne sera beaucoup plus importante lors des prochaines études. Il y a une nécessité , il y a un besoin. A nous maintenant de faire fructifier cette somme pour améliorer l'existant.


Le montant total est estimé à 211 544€ selon les finances publiques pour l’exercice 2018. Mais cela nécessitera certainement des ajustements.