La compagnie Air Guyane obtient sa délégation de service publique de la desserte aérienne territoriale pour 5 ans

collectivité territoriale de guyane guyane
Avion Air Guyane à Saül
La piste de Saül ©Jocelyne Helgoualch

Le dossier faisait partie de la dernière assemblée plénière de l'année de la Collectivité territoriale de Guyane. Ce 16 décembre, Air Guyane obtient la Délégation de Service Public portant sur les liaisons aériennes intérieures à la Guyane. Ils étaient 3 candidats. Cette DSP va durer 5 ans.

Les conseillers territoriaux étaitent réunis en assemblée plénière hier matin à l'hôtel de la collectivité à Cayenne. 23 points ont été étudiés et votés parmi lesquels, adopté à la majorité, celui du budget primitif 2021. 391 millions d’euros sont ainsi dédiés au fonctionnement, 149 millions pour l’investissement.

Une Délégation de Service Publique pour 5 ans

Parmi les dossiers importants figurait celui de la Délégation de Service Public (DSP) pour la desserte aérienne territoriale.
A l'unanimité, les conseillers territoriaux ont voté pour Air Guyane. La compagnie, qui effectue déjà des liaisons vers les communes de l'intérieur depuis des années, présentait un dossier plus solide que ceux de ses 2 autres concurrents. Les précisions du président de la CTG, Rodolphe Alexandre :

Cette délégation de service publique est très méthodique, très calculée, très analytique ... Air Guyane a remporté ce marché pour 5 ans avec une option : l'ATR qui restera en Guyane et pas seulement. Il ira à Paramaribo, Curacao, Macapa et Bélem. C'est le deal. Nous voulons maintenant capitaliser Air Guyane ... c'est un travail qui va être organisé avec le PDG au bout des 5 ans pour que des capitaux guyanais entrent au niveau de Air Guyane. La desserte de Camopi va commencer au mois de février ...


Toujours dans le domaine de l’aérien, la CTG et d’autres investisseurs locaux devraient participer au rachat de la compagnie Corsair. La somme d’un million d’euros a été annoncée. Objectif selon Rodolphe Alexandre : faire jouer la concurrence et offrir par la même, la possibilité aux Guyanais d’obtenir des billets d’avion « un peu plus à la hauteur de leurs moyens ».