Les danses métisses s’invitent à l’université de Guyane

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Les danses métisses s’invitent à l’université de Guyane
Les danses métisses s’invitent à l’université de Guyane ©Lionel Benoît
Awassa, Songué, Sanpula, des mots pour vibrer, se laisser transporter dans l’univers de certaines danses de la Guyane. Une conférence s'est tenue lundi 29 novembre, pour partir à la découverte des danses bushinengués et amérindiennes, avec Elvis Toka, Annie Tingo, et Yvan Ho-You-Fat.

Les danses traditionnelles bushinengués  

Annie Tingo enseigne la danse traditionnelle aluku au conservatoire de musique, de théâtre et de danse de Guyane. Cette danse va au-delà de la simple pratique sportive, c’est un outil de communication bien codifié, un pan à part entière de la culture bushinengué. L’awassa, l’aléké, le songué sont des danses populaires. 

Danse traditionnelle Awassa
Danse traditionnelle Awassa ©Association Lavi Danbwa

L’awassa est rythmé, cadencé, il a peut-être deux pas de base, mais on peut créer des milliers de chorégraphies. Le songué, est une danse plus lancinante, et envoutante. Cette enseignante, nous fait pénétrer dans le monde des danses rituelles, réservées aux initiés. C'est le cas, par exemple des danses des esprits. Il y a la danse Touka, pratiquée lors du deuil.  

Des danses traditionnelles bushinengués aux danses traditionnelles amérindiennes

Sanpula, Kalawachi, malaka... Des danses traditionnelles amérindiennes. Elvis Toka, responsable du groupe culturel Ayawandé, décrypte les rythmes. La danse est intimement liée à la culture amérindienne, et sa connexion avec la nature.

La danse Malaka est spirituelle, pratiquée par un chamane, (une personne qui communique avec le monde des esprits par le recours à diverses techniques, transe, voyage initiatique). La danse Sanpula se pratique lors des grandes cérémonies. 

Petit historique

Les amérindiens sont les premiers habitants de Guyane installés depuis le 5ème siècle avant notre ère. Les premières traces archéologiques datent de 5000 ans avant notre ère. Ils sont environ 30 000 lorsqu’arrivent les premiers Européens, au XVIè siècle. Aujourd’hui ils représentent 6% de la population guyanaise.