Malgré des récoltes perdues dans les champs inondés, les agriculteurs guyanais vendent leurs productions à des prix abordables pour les consommateurs

agriculture guyane
Des prix abordables sur les marchés malgré les pertes dues aux inondations
Présentation de fruits ua marché de Cayenne ©Guyane la 1ère

Les inondations causées par les fortes pluies abondantes et régulières occasionnent des pertes de denrées colossales pour les agriculteurs. Malgré cela, certains producteurs tentent de continuer à proposer des prix convenables aux consommateurs.

Margré une saison catastrophique pour les producteurs agricoles en raison des intempéries, les prix de fruits et légumes demeurent stables. Un constat dressé par les agriculteurs interrogés au marché de Cayenne. pour Cha Bia, agricultrice à Macouria, les dégâts sont limités et ses prix n'ont pas changé :

Je ne vois pas l'intérêt d'augmenter les prix c'est déjà assez cher! Je ne suis pas inondée donc je n'ai pas énormément de pertes mais j'ai beaucoup de pourriture... il me manque les concombres et les aubergines...


Cet autre producteur Ly Vixay de Cacao, situé quelques étals plus loin, cultive majoritairement des légumes. Pour limiter ses pertes et stabiliser les prix pour les consommateurs, il s’est adapté aux intempéries du moment.

J'ai des terrains inondables. Je fais du maraîchage et comme on avait prévu des intempéries du mois de janvier au mois de mai, j'ai préféré ne pas planter...


Autre méthode Yang Tcheng, agricultrice à Cacao pour éviter la flambée des prix : diminuer la quantité de fleurs dans la composition des bouquets. Pour le même prix et selon la composition, il y aura une fleur en moins. 

Qu’en pensent les principaux concernés, les clients? Les avis sont partagés. Pour certains depuis le confinement tout a augmenté, au moins d'un euro supplémentaire notamment le prix au kilo des agrumes comme les citrons, les oranges précise une acheteuse. Pour une autre cliente, le citron par exemple à 3€ le kg cela reste raisonnable.

Même si certains producteurs tentent de maintenir des tarifs convenables, les prix des produits moins récoltés et devenus rares font grincer des dents. Le kilo de salade par exemple qui était au minimum à 5€ est passé à 10€ voire 15€.

Consommation : le mauvais temps n'est pas sans conséquences.