"On veut un exécutif et un législateur, sinon c’est une dictature" ! Nouvelle réunion sur le projet Guyane à l’hôtel de la CTG.

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Cayenne

Nouveau débat sur le projet Guyane ou l’évolution statutaire du territoire. Le groupe de travail est composé d'élus de la CTG, des parlementaires, des maires, des EPCI, du CESECEG, du grand conseil coutumier, du Front, et du Kollectif Pou La Gwiyann Dékolé.

On veut un exécutif et un législateur, sinon c’est une dictature ! C’est logique de vouloir deux organes indépendants et un contrôle!

Yvane Goua, la porte-parole du collectif Pou La Gwiyann Dékolé.

Yvane Goua, porte-parole de Trop Violans
Yvane Goua, porte-parole de Trop Violans ©K Constable

Une déclaration à l’image des débats intenses et vigoureux tenus ce samedi matin à la CTG. La réunion rassemble des élus de la collectivité territoriale, des parlementaires, des maires, des membres des EPCI et du CESECEG, le grand conseil coutumier, le Front, et le kollectif Pou La Gwiyann Dékolé. Ensemble, ils ont travaillé sur plusieurs points du projet d’évolution statutaire du territoire. Plusieurs thèmes sont ressortis des débats.

La question du système de gouvernance a notamment fait parler

Certains prônent une gouvernance bicéphale (avec un conseil exécutif collégial et un président de l’assemblée délibérante), alors que d'autres préféreraient voir le système monocéphale actuel perdurer.

Une nouvelle étape dans le projet d’évolution statutaire de la Guyane

Au cœur des discussions également : les compétences dites partagées.

Les districts. Le Statut européen de la Guyane ou encore la question du corps électoral restreint (proposition selon laquelle il faut un certain temps de présence sur le territoire pour être habiliter à voter sur les questions institutionnelles de la Guyane).

Boris Chong-Sit, conseiller territorial
Boris Chong-Sit, conseiller territorial ©K Constable

Il n’y a pas de consensus politique, conclue Boris Chong-Sit, conseiller territorial

Certains considèrent qu’il y a une opportunité à le mettre en place. D’autres estiment que le droit commun suffirait pour ne pas créer de discrimination entre ceux habilités à voter.

Boris Chong-Sit, conseiller territorial

Une prochaine réunion de travail est prévue dans deux semaines, à Saint-Laurent du Maroni.

 

Evolution statutaire : gouvernance et plusieurs thèmes débattus.