Ségur de la santé : en Guyane les associations attendent beaucoup en matière de rattrapage des inégalités territoriales

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Ségur de la Santé
Le Ségur, lancé sous le gouvernement d'Edouard Philippe, signé par Jean Castex et Olivier Véran, ministre de la santé sous les 2 gouvernements ©AFP
Les accords du Ségur de la santé allouent 8,2 milliards d’euros au secteur. Mardi 21 juillet, le ministre de la Santé a effectué d’autres annonces portant sur l’investissement et le financement, ou encore l’adaptation du système de santé aux spécificités des territoires. 
 
Les accords du Ségur de la santé, signés lundi dernier, consacrent 8,2 milliards d’euros afin de revaloriser la rémunération des sages-femmes, personnels non médicaux des établissements de santé et des Ehpad, des internes et étudiants en santé, ainsi que des praticiens qui font le choix de l’hôpital public. 
 

Pour notre territoire les chantiers ne manquent pas et certains sont prêts à être lancés : 


En Guyane, c’est France Assos Santé qui a coordonné les réflexions et envoyé à Paris sa contribution aux débats du Ségur.
C’est donc avec satisfaction que France Asso Santé constate que les conclusions reprennent une partie de ses contributions sur les enjeux d’accès aux soins. Enjeux de renforcement de la santé publique ou de la refonte des instances de démocratie en santé sur les territoires, notamment :
  • le renforcement des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), le développement de 60 centres de santé et la mise en place d’une instance « stratégique des inégalités de santé » en région, comprenant des associations d’usagers ;
  • La mutation appelée de ses voeux des CRSA (Conférence Régionale pour la Santé et l'Autonomie) qui deviendraient de véritables « parlements de la santé » en région.  

Et il faut dire qu’en matière de rattrapage la tâche est immense :

 

" Nous ferons en sorte que soit mis en œuvre tout ce qui concerne les rattrapages des inégalités entre territoires, notamment le développement des Permanences d’Accès aux Soins de Santé (PASS), notamment en ambulatoire. Puis la question de certains Centres de Santé, qu’on aimerait voir évoluer en hôpitaux de proximité (Maripasoula et St Georges) ". 

Pascal Delyon, coordinatrice régionale de France Asso Santé

Télémédecine :


Pour l’ARS de nombreuses mesures vont trouver une application concrète dans les prochains mois en Guyane.

" C’est le cas du développement de la télémédecine, qui a connu un essor fulgurant depuis l’apparition du Covid-19. L’Assurance maladie enregistrait 14 actes de téléconsultation par mois entre décembre 2019 et février 2020 en Guyane. De mars à juin, il y en eu environ 8 000, que ce soit de la téléconsultation avec la plateforme Médaviz ou du télé-suivi avec Véyé mo santé ".

 

Les principales mesures (sociales) :

  • 183 euros nets par mois supplémentaires pour tous les professionnels non médicaux au sein des établissements de santé et Ehpad, publics et privés non lucratifs (+160€ nets/mois pour le secteur privé lucratif), soit 1,5 million de professionnels.
  • 35 euros nets par mois en moyenne de rémunération supplémentaire pour les personnels au contact des patients : aides-soignants, corps infirmiers, filières rééducation et médicotechnique grâce à la revalorisation de leurs grilles de rémunération.
  • Une prime d’engagement collectif portée à 100€ nets par mois pour renforcer les projets d’équipe d’amélioration de la qualité des soins et valoriser l’engagement collectif.
  • Améliorer les organisations du temps de travail par davantage de marges de manœuvre aux acteurs de terrain et de financements dédiés pour développer des accords locaux et des projets pilotes et mieux rémunérer les heures supplémentaires.
  • 15 000 recrutements pour soutenir l’emploi hospitalier, pourvoir les emplois vacants et mieux assurer les besoins en recrutement et les remplacements.
  • Développer la négociation et promouvoir le dialogue social dans les établissements.



 
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