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Pollution de l'air, en Guyane aussi

Depuis le début de l’année, la Guyane subit des alertes pollutions aux particules fines. Déjà 23 jours de dépassement en 2018 alors que le seuil fixé par décret européen est de 35 jours. Cette pollution de l’air est causée par les poussières du Sahara. Les impacts sur la santé sont réels.

Alexandre Gatineau ingénieur d'études à l'ORA © Jocelyne Helgoualch
© Jocelyne Helgoualch Alexandre Gatineau ingénieur d'études à l'ORA
  • Jocelyne Helgoualch
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Les brumes du Sahara planent au dessus de Cayenne. Ces poussières ont traversé l’Atlantique et leur concentration est telle que la Guyane est régulièrement en dépassement du seuil d’alerte depuis le début le l’année.
Pour connaître avec précision cette concentration en particules fines dangereuses pour la santé, l’Office régional de l’Air a implanté trois stations de mesures sur le littoral guyanais. Grâce à ces capteurs, les relevés  sont effectués au quotidien et les résultats ne sont pas bons.
Alexandre Gatineau Ingénieur d’études à l’ORA affirme :

"On a une saison de poussières de Décembre à Mai. Ce sont des particules qui peuvent aller très loin dans l’organisme. Les nuages de sable peuvent faire 1000 km de largeur."


Surveillance dans les établissements scolaires 


Ces migrations des poussières du Sahara sont telles que c’est un des rares phénomènes visibles depuis l’espace. 
Le seuil limite de particules fines à ne pas dépasser a été fixé à 35 jours. L’ORA (Office régional de l'Air) a débuté ses toutes premières mesures en Guyane en 2003 et a enregistré durant de  nombreuses années un dépassement du seuil d’alerte.
Le rectorat de Guyane a donné des consignes aux établissements scolaires. Porter une attention particulière aux élèves fragiles et limiter les activités physiques.
Au collège Nonnon, l’infirmier a répertorié les 21 collégiens de l’établissement sensibles : asthmatiques ou ayant des pathologies cardiaques.
Maurice Joseph  infirmier à l’Education Nationale confirme :

"Certaines personnes ont du mal à respirer. Sur une semaine, on va recenser 4 ou 5 élèves qui vont avoir des manifestations désagréables"


A ce jour, aucune étude approfondie n’a été menée en Guyane pour déterminer avec précision les impacts de cette pollution aux particules fines sur la santé des populations.


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