Portraits croisés : Elodie et Alolia, deux jeunes médecins de retour au pays

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Alolia Aboïkoni et Elodie Misran
©Guyane la 1ère

Après 9 ans d’études en médecine, Alolia Aboïkoni et Elodie Misran ont choisi de revenir travailler en Guyane. Depuis 1 mois, la première exerce au Centre Hospitalier de Cayenne et la deuxième, à son propre cabinet médical (à Mont-Lucas). 

Après 9 ans d’études en médecine, Alolia Aboïkoni et Elodie Misran ont choisi de revenir travailler en Guyane. Depuis un mois, la première exerce au Centre Hospitalier de Cayenne et la deuxième, à son propre cabinet médical (à Mont-Lucas). Revenir chez soi, une décision prise en étant au lycée pour les deux jeunes femmes. 

Elodie Misran, un médecin engagé

Elodie Misran
Elodie Misran médecin généraliste ©Céline Fleuzin

« Elodie Misran – Médecine générale » une plaque amplement méritée après 9 ans de travail, 9 ans à franchir des obstacles. Cette femme a mené ses études à Amiens où elle a effectué deux ans de remplacement dans un hôpital… Elle avait la possibilité d’y rester mais elle a préféré rentrer en Guyane. Durant ces études, elle a travaillé deux mois dans un Centre de Santé au Sénégal, elle est la première interne de son université a participé à ce voyage professionnel. De retour en Guyane fin novembre 2020, Elodie Misran a monté son cabinet sans rencontrer de difficultés. Cette femme de 29 ans a croisé d’autres jeunes médecins guyanais de son âge qui eux vivent aux quatre coins du monde. Selon elle, le lien entre les étudiants et la Guyane n’est pas assez entretenu. 

Je ne me voyais pas m'installer dans l'hexagone, ici cela me parlait plus. Le temps de choisir le local, le temps de savoir où me positionner de faire les démarches, j'ai ouvert le cabinet début mai. J'ai vécu en Guyane mais je n'ai jamais pu faire de stage ici, ce sont des choses qui n'aident pas à se visualiser. Rester loin du pays, on vit autre chose et c'est difficile parfois de revenir 

Elodie Misran médecin généraliste

 

Alolia Aboikoni, au service des malades

Alolia Aboikoni
Alolia Aboikoni hépato-gastroentérologue ©Céline Fleuzin

Alolia Aboikoni, elle a 32 ans, elle a effectué sa première année de médecine en Guyane, la deuxième en Guadeloupe et a poursuivi son cursus dans l’hexagone. C’est dans sa faculté à Caen en septembre 2017 qu’elle prête serment, après sa thèse. Comme pour sa consœur, Alolia Aboikoni a trouvé un poste facilement chez elle. Ils ne sont que 4 hépato-gastroentérologues au Centre Hospitalier de Cayenne alors qu’il en faudrait au moins 6.

Pour moi c'était une évidence de rentrer en Guyane. J'ai grandi à Iracoubo quand j'étais enfant je rêvais d'être médecin. La densité médicale de médecins en Guyane est faible, je suis convaincue que la Guyane a besoin de sa jeunesse j'ai été amenée pendant mes études à travailler comme aide soignante pour vivre

Alolia Aboïkoni hépato-gastroentérologue


Elodie et Alolia sont fières de ce long parcours qui a engagé beaucoup de dépenses… Si cela a été aussi rapide de trouver un emploi en Guyane pour ces deux femmes c’est parce que le secteur médical est en perpétuelle demande.
Les trois hôpitaux du territoire ont actuellement des postes à pourvoir dans plusieurs services. 

Le reportage de Céline Fleuzin :

Médecine : deux jeunes guyanaises de retour au pays.