Premier week-end de carnaval: les dancings fortement concurrencés par les soirées privées

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Soirée touloulous
Soirée touloulou au PROGT en février 2020 ©M.N
Même s'il est un peu plus timide, le carnaval a bel et bien repris cette année en Guyane. Les touloulous ont retrouvé les cavaliers dans les dancings, malgré le protocole sanitaire. Un dispositif qui au contraire justement, a rebuté nombre d'aficionados. Beaucoup ont préféré les soirées privées.

Après une année blanche, les dancings ont enfin fait leur grand retour ce week-end en Guyane mais évidemment, compte tenu de la situation sanitaire, celui-ci a été conditionné à une autorisation préfectorale.
Seuls deux établissements ont ainsi reçu le précieux graal, et ce au nom de la « tradition du carnaval guyanais » : Chez Nana à Cayenne et Polina à Matoury,
classés dans la catégorie des ERP, les Etablissements Recevant du Public, tout comme les discothèques, fermées chez nous depuis plus d’un an.

soirée touloulou Nana
Soirée de février 2020 ©M.N


Nana et Polina ont donc pu accueillir du public mais en nombre limité et chaque client a dû montrer patte blanche en présentant son pass sanitaire.

Grosse concurrence des soirées privées


Depuis le début de l’année, les soirées privées du carnaval se multiplient sur le territoire.
Des événements organisés dans des villas, des propriétés appartenant à des particuliers, mises à disposition dans des conditions que l’on ignore.
Mais il existe une réglementation :

  • Si vous organisez une soirée avec quelques amis chez vous en ce moment, vous n’êtes pas concerné par les mesures de freinage de l’épidémie en vigueur ;
     
  • Si vous organisez votre soirée et que vous invitez les personnes via des flyers et que l’entrée est soumise à un droit d’entrée (sommes d’argent, bouteilles…), votre villa privée devient un ERP éphémère et elle est donc soumise à une autorisation des services de l’état.

Problème à ce jour, aucune soirée privée n’a reçu de validation alors qu’elles sont nombreuses. Les forces de l’ordre indiquent qu’elles n’ont pas « les moyens d’intervenir partout ». La gendarmerie explique notamment que « la priorité est mise sur la lutte contre la délinquance et l’insécurité ».
La stratégie pour ces soirées, c’est un travail d’enquête en amont, ciblée sur les organisateurs et les propriétaires des lieux pour les convaincre d’annuler.

Et si l’évènement a tout même lieu, les forces de l’ordre sont susceptibles d’intervenir pour des contrôles d’alcoolémie au volant sur les participants, et de poursuivre les acteurs principaux.
Des procédures ont bel et bien été menées le week-end, toujours selon la gendarmerie, mais pas de bilan pour le moment…

Selon la préfecture, une réunion entre les forces de sécurité intérieure, le parquet et le préfet est prévu cette semaine sur ce dossier.
Thierry Queffelec communiquera ensuite sur les moyens et les méthodes employées pour lutter contre ces soirées.