Semaine de l'artisanat : l'or végétal

Dans le cadre de la semaine nationale de l’artisanat, focus sur une activité artisanale qui fait le bonheur des femmes et des hommes et que l’on peut aussi inscrire dans la semaine du développement durable : le travail de l’or végétal.
 
Dans le cadre de la semaine nationale de l’artisanat, focus sur une activité artisanale qui fait le bonheur des femmes et des hommes et que l’on peut aussi inscrire dans la semaine du développement durable : le travail de l’or végétal.
Ils sont quelques uns à proposer ces bijoux et accessoires en Guyane, mais l’un d’eux, Jonathan Martin le fait avec une attention particulière et ne cache pas son amour pour un produit naturel qui, issu du Brésil a ses origines en Afrique.
Capim dourado, syngonanthus nitens ou or végétal
Il y a 5 ans, Jonathan Martin, installé en Guyane depuis 12 ans, a décidé d’en faire la base de son activité principale. Il propose des bijoux et accessoires à base de ce végétal. Le produit rencontre alors son public.
Jonathan Martin, artisan commerçant :

" On a aussi, ici en Guyane le coté de l'or métal, moi je propose une variante qui est l'or végétal qui est unique au monde. Donc effectivement les personnes aiment ce produit. J'ai créé effectivement un collier qui est 100% Guyane."

En fait, Jonathan Martin, assemble les pièces d’or végétal venues toutes faites du Brésil et d’autres matières pour en faire des créations uniques.
Il n’a d’autre choix, en effet, que de commercer avec le géant d’Amérique du sud, plus précisément la région du Jalapao car il est interdit de travailler la matière première en dehors du pays.
Jonathan Martin:

" Moi quand j'ai commencé, il n'y avait absolument personne qui le proposait, en tout cas de la manière dont je le fais; et il n'y a toujours personne qui le réalise. J'ai des objets de décoration, des accessoires de mode, des bijoux."

Ce végétal à longues tiges naturellement dorées ne pousse qu’à un seul endroit au monde : le Jalapao, un parc naturel protégé dans le nord-est du pays.
On apprend par ailleurs sur la brochure présentée au public par Jonathan que ces bijoux et accessoires proviennent tout droit de traditions artisanales africaines transmises par les esclaves.
Les pionniers ont été les « Mumbuca », communauté noire qui a fui l’état de Bahia pour se réfugier dans les terres.
Porter l’or végétal n’a donc rien d’anodin à tout point de vue.