Variole du singe : début de la vaccination préventive au CHC

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Variole du singe
Variole du singe ©Alamy
En Guyane, aucun cas de variole du singe n’a été détecté. Des premières victimes cependant ont été   recensées en Espagne, au Brésil ainsi qu’en Afrique où le virus est endémique. L’heure est désormais à la prévention, les personnes à risques peuvent se faire vacciner.

Selon la lettre de l’ARS de ce mardi 2 août, deux personnes en Guyane reçu une dose de vaccin contre la variole du singe au Centre hospitalier de Cayenne.

La variole du singe est une maladie virale. Elle se transmet à l’homme par contact avec une personne, un animal ou un objet porteur du virus. Elle peut être contractée par contact direct avec le sang, les fluides corporels ou les lésions cutanées d’un animal infecté.
La maladie est ainsi nommée parce qu'elle a été détectée chez plusieurs singes dans un laboratoire en 1958.

Une soixantaine de flacons monodoses.

La vaccination est donc désormais accessible. La Guyane compte une soixantaine de flacons monodoses. Les deux premiers vaccinés se sont protégés car l'un faisait  suite à une exposition au virus, et l'autre fait partie des personnes à risque. Il a reçu une dose la semaine dernière, en préexposition. La vaccination préexposition est recommandée :

  • aux personnes ayant des relations sexuelles avec des hommes et rapportant des relations sexuelles multiples. 
  • aux personnes en situation de prostitution.
  • aux professionnels des lieux de consommation sexuelle.

Des symptômes classiques

L'éruption cutanée apparaît généralement le premier ou le troisième jour après l'apparition de la fièvre. Les symptômes durent généralement deux à quatre semaines et disparaissent d'eux-mêmes sans traitement. 

La vaccination post-exposition est proposée aux personnes contacts à risque identifiées. Elle consiste en deux doses à 28 jours d’intervalle du vaccin Imvanex. 

Pas de cas détectés

Orthopoxvirose ‎simienne ou variole du singe
Monkey Pox ©Pixabay

En Guyane, la vaccination peut s’effectuer  au Centre hospitalier de Cayenne (CHC) et dans les centres délocalisés de prévention et de soins (CDPS).

L'Institut Pasteur assure les analyses afin de déterminer la présence de cette maladie. A ce jour neuf prélèvements ont été réalisés sur des cas suspects d’infection. Tous négatifs