Yvane Goua condamnée à trois mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende pour "injure publique en raison de l'origine"

faits divers
Yvane Goua porte-parole Trop Violans
Yvane Goua porte-parole Trop Violans
Le verdict est tombé ce jeudi 17 février pour Yvane Goua. La militante était poursuivie pour "injure publique en raison de l'origine", "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "refus de donner ses empreintes digitales". Elle a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et à 500 euros d'amende.

Jugement, en partie, confirmé pour Yvane Goua en appel. Ce 17 février 2022, au Tribunal de Cayenne, la cheffe de file et porte-parole de Trop Violans a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race, la religion".

La militante est aussi condamnée à verser 400 euros à la partie civile, soit au gendarme qu'elle avait qualifié de "nègre de salon". En revanche, elle est relaxée sur les poursuites suivantes : "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "refus de donner ses empreintes digitales lors de sa garde à vue".

Il est là le débat : est-ce que, de confirmer à un nègre qu'il est un nègre est une injure ? [...] Et je signale qu'on ira en Cassation, donc tout ceci tombe, du fait qu'on ira en Cassation.

Yvane Goua, porte-parole de Trop Violans

Pour rappel, Yvane Goua avait été condamnée pour avoir traité un gendarme mobile de "nègre de salon", lors d’une manifestation. Quatre mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende, dont 1000 euros avec sursis, avaient été requis à son encontre. La défense a alors plaidé la liberté d’expression et l’accusée estimait qu’il n’y avait pas eu d’outrage.