10 000 masques distribués par la préfecture, aux écoles martiniquaises

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Masque covid-19
Des masques comme celui pour la sécurité des élèves, des enseignants et du personnel de l'Éducation Nationale. ©leo214
La préfecture vient de mettre à la disposition de l’académie de Martinique, 10 000 masques "pour couvrir les besoins des écoles publiques et privées sous contrat, durant cette première période du mois de mai".
Mais une majorité d'établissements devrait rester fermée.
10 000 masques lavables, réutilisables et jetables pour les établissements scolaires du primaire, lesquelles doivent rouvrir ce lundi 11 mai 2020 et "sur la base du volontariat" des parents avait annoncé le président Emmanuel Macron. La livraison de ces masques a été effectuée dimanche (10 mai 2020), à la veille du déconfinement progressif.

Les services préfectoraux précisent que ce don va "couvrir les besoins des écoles publiques et privées sous contrat, durant cette première période du mois de mai".

Une deuxième livraison, en quantité plus importante, aura lieu au courant du mois de mai, pour permettre les reprises d’activités prévues au mois de juin, en fonction des consignes gouvernementales annoncées pour la fin du mois de mai.


Les écoles maternelles et primaires sont-elles prêtes ?


Dans son communiqué, la préfecture assure que cette reprise progressive des écoles primaires "fait l’objet d’une grande attention de tous les acteurs de l’éducation", depuis que la date du 11 mai a été choisie par le gouvernement.

Mais c’est faire fi de la décision des maires (en charge des écoles maternelles et primaires), dont la quasi-totalité a déjà fait savoir que les portes des classes resteront fermées, jusqu'à la rentrée de septembre 2020.
 

La responsabilité des édiles engagée


Ces élus de proximité sont d’autant plus réfractaires, que leur responsabilité serait engagée en cas de contamination des enfants, consécutive à une reprise.
En outre, ils subissent la pression des associations de parents d’élèves et des syndicats, lesquels estiment majoritairement que les conditions ne sont pas réunies pour une réouverture cette semaine.
 

Il ne s'agit pas de dire nous avons des masques et que cela suffit. Non cela ne suffira pas ! Le protocole départemental doit être encore travaillé. Le masque ce n'est que la première marche de l'échelle qu'il faut gravir, pour garantir la sécurité et les conditions sanitaires pour la réouverture des écoles. 

(Régine Bellay, secrétaire départementale du syndicat Snuipp-FSU)

 

Pour nous, il n'est pas question de rentrer puisque nous n'avons pas le matériel, nous ne savons pas encore si les établissements ont été nettoyés, dans quelle condition et avec quels produits.

Tant que les établissements ne sont pas propres, tant que les masques ne sont pas dans les mains des professeurs , de toutes les communautés scolaires, mais aussi de l'ensemble des élèves, naturellement, il est extrêmement difficile de pouvoir reprendre une activité normale (...).

(Valérie Vertale-Loriot, du syndicat SNES).

 

L’État rassure


Mais le préfet se veut rassurant en précisant que "les aspects sanitaires de cette reprise sont définis par un protocole strict".

(...) Dans ce guide, outre le maintien des gestes barrière et de la distanciation sociale, la bonne utilisation des masques de protection revêt une importance de premier plan.


En revanche, quid des distributeurs de savon, des effectifs par classe, de la désinfection des espaces communs, du fonctionnement de la cantine, ou encore du déroulement des récréations...? Autant de questions qui préoccupent encore fortement les familles.