La production florale martiniquaise est-elle menacée ?

économie
Rose de porcelaine
©CC-BY-NC-SA FIFOUFOTO
Les horticulteurs, la chambre d'agriculure et des politiques s'inquiètent des conséquences de la réduction des bagages par les compagnies aériennes sur la production florale martiniquaise.
Horticulteurs et politiques attirent l'attention des présidents des compagnies : Air-France, Corsair et Air Caraïbes, sur les conséquences de la nouvelle politique tarifaire pour les bagages. Les compagnies n’autorisent qu’un seul bagage en soute, notamment pour la classe économie.  

C'est d'abord Louis Daniel Bertome, président de la chambre d'agriculture qui s'adresse aux trois compagnies aériennes. "La filière utilise un emballage spécifique afin de garantir la qualité des fleurs emportées par les voyageurs, dit-il. "Si elle devait inclure les emballages de fleurs, la nouvelle franchise bagage va immanquablement pénaliser les producteurs de fleurs et handicaper leur activité".

Aéroport Aimé Césaire
L'aérogare du Lamentin ©Ph. Giraud/iconvalley.com
La préoccupation des horticulteurs est relayée par le sénateur, Maurice Antiste. Il demande que soit examinée cette requête afin explique-t-il, "de garantir la survie de la profession horticole locale, les fleurs ainsi commercialisées représentant environ le tiers de la production locale".

Enfin, Jean-François Lafontaine, directeur de cabinet du président du conseil régional, interpelle les présidents des compagnies aériennes sur le même ton. "Afin de préserver l’économie martiniquaise d’un nouveau désastre, écrit-il, "je vous invite à considérer ces colis de fleurs comme des bagages spéciaux, au même titre que les planches de surf, ou encore les sacs de golf, et qu’ils bénéficient du régime en vigueur".

Les responsables des compagnies ont déjà annoncé que la diminution du nombre de bagages leur permet de faire des économies." Plus l'avion est chargé, plus les dépenses en carburant sont élevées", disent-ils. "L'idée est de ne pas augmenter le prix du billet, au regard de la facture de pétrole qui représente la moitié de nos frais de fonctionnement", ajoutent-ils. Deux logiques économiques s'affrontent. Les compagnies vont-elles, pour autant concéder une dérogation en faveur de la production florale martiniquaise ? Horticulteurs et politiques l'espèrent.
 
 
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