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Diffamation dans l'affaire dite "green parrot": la relaxe réclamée pour le maire de Sainte -Luce et un chef d'entreprise.

L’affaire de diffamation via un tract diffusé sur internet a été examinée lundi au tribunal correctionnel de fort de France. Elle a été mise en délibéré au 31 juillet prochain.

Alfred Marie-Jeanne et Jean Crusol, hier au tribunal © Martinique1ere
© Martinique1ere Alfred Marie-Jeanne et Jean Crusol, hier au tribunal
  • Par Claude Gratien
  • Publié le , mis à jour le
Dire que les débats ont été houleux serait un euphémisme. Les incidents se sont multipliés lors de l'examen de ce dossier dans une salle du palais de justice où un public nombreux avait pris place. Ce dossier, c'est celui d’une dénonciation révélée via internet en décembre 2009 sous le pseudonyme de "green parrot" (le perroquet vert).

Louis crusol maire PPM de Sainte-Luce et un entrepreneur Patrick Jung se sont retrouvés sur le banc des prévenus. Ils sont poursuivis après une plainte pour diffamation déposée par l’ancien président de région Alfred Marie-Jeanne, sa fille Maguy et  Marc Frampton, le compagnon de cette dernière. Le document jetait sur eux des soupçons concernant les conditions de passation d’un marché pour la construction d’une école dans l’île voisine de la Dominique. 

Les partisans d'Alfred Marie-Jeanne attendaient de cette audience qu'elle scelle le sort du maire de Sainte-Luce. La tournure des débat n'a pas été en leur faveur. A maintes reprises, les parties civiles ont stigmatisé l'attitude de la présidente de la cour, accusée selon elles, de ne pas être impartiale dans la façon de mener le procès. Les conseils des parties civiles ont même demandé par deux fois que la présidente soit récusée...sans succès Cela a débouché sur un coup d'éclat.

Aux environs de 21 heures, les avocats de la partie civile décidaient de quitter le palais de justice. Maitre Charrière-Bournazel au micro de Pierre-Yves honoré.

Me Bournazel


C'est donc sans les avocats des parties civiles que s'est achevée l'audience vers 22 heures. Au final et sans surprise, les avocats de la défense ont réclamé la relaxe de leurs clients, une ligne de conduite suivie également par le représentant du ministère public.
Maitre Dominique Nicolas interrogé par Pierre-Yves honoré.

Me Nicolas


C'est le 31 juillet que les juges devraient rendre leur jugement dans cette affaire. L'examen de ce dossier sur le fond, qui aura lieu dans quelques semaines, promet d'être aussi animé.

 

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