Attentat : La Sara relève son niveau de vigilance

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La SARA
Le siège de la SARA au Lamentin (3 mars 2015) ©Fabrice Théodose
Après l’attaque survenue le 26 juin sur le site de l’usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), les sites classés Seveso ont relevé leur niveau de vigilance. La Sara (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles) est classée site Seveso. Ses dirigeants ont pris des mesures de sûreté.
L’usine Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) est un site classé Seveso. L’attentat qui l’a visée le 26 juin a poussé les installations du même type à relever leur niveau de vigilance. Ici, c’est la Deal (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) qui a demandé aux responsables de la Sara (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles), de porter une attention particulière aux accès de l’usine.


Des mesures en interne et pour l’extérieur

À partir de cette directive, Henri Roche, responsable de l’audit interne à la Sara et responsable des problèmes de sûreté, explique que la raffinerie a relevé d’un cran son plan de sûreté. Il s’agit de faire face aux diverses menaces qui pourraient se présenter. La plus grande discrétion est observée sur le détail des mesures mises en place. Dans les grandes lignes, ce sont des procédures déjà en vigueur qui ont été renforcées.

Les accès sont, par exemple, encore plus surveillés qu’à l’accoutumée. Une attention particulière est aussi accordée aux entrées et sorties de véhicules. En règle générale, les mesures de sûreté qui concernent dans ce genre de situation les sites Seveso, comprennent une surveillance étroite des colis ou courriers et une limitation encore plus stricte des accès à certaines zones des usines.


Le personnel sensibilisé

Depuis vendredi dernier (26 juin), les agents de la raffinerie ont été informés de la mise en place de ces mesures. Il leur a été demandé une plus grande vigilance. Ils sont aussi, les premiers acteurs de cette sûreté de la Sara. Les responsables de la structure sont par ailleurs en lien constant avec les autorités comme cela avait été le cas lors des attentats qui ont visé à Paris le 7 janvier 2015, le journal satirique Charlie Hebdo. De façon quotidienne, entre 300 et 400 personnes fréquentent le site et à peu près 70 véhicules franchissent les grilles d’entrées de la Sara.