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Les transporteurs moins mobilisés que prévu

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Autoroute Martinique
L'autoroute entre le Lamentin et Fort-de-France ©MARTINIQUE 1ERE
Plus de peur que de mal sur les routes ce mercredi matin (15 juillet). La grève des transporteurs de l’Union Syndicale des Entrepreneurs de Transports (USET) n’a pas eu l’ampleur redoutée. Ils ont tout de même fait une opération molokoy entre le Lamentin et Fort-de-France.
Les automobilistes avertis s’attendaient à un blocage important ce mercredi (15 juillet). L’Union Syndicale des Entrepreneurs de Transports (USET) avait prévu de se mobiliser dès le matin. Mais finalement, les transporteurs ont démarré leur opération molokoy après l’heure de pointe, laissant une voie libre sur la rocade dans le sens Lamentin – Fort-de-France. Ils se sont rendus jusqu’au parking de la Pointe Simon pour une rencontre avec l’autre syndicat des taxis collectifs, l’OSTPM (Organisation Syndicale des Transporteurs Publics de la Martinique). Les deux syndicats vont se rencontrer à nouveau, jeudi 16 juillet, pour accorder leurs violons et pour donner une suite au mouvement. Voyez le reportage télévisé de ce mercredi soir.

Le Conseil Général reste inflexible

Les transporteurs ne sont pas satisfaits des propositions du Conseil Général en vue de la réorganisation du transport interurbain prévue pour janvier 2016. Le montant des indemnisations est jugé insuffisant par l’USET. Mais Josette Manin est inflexible. "Le Conseil Général ne fera pas plus", a répondu la présidente de la collectivité. "Aujourd’hui, les choses deviennent extrêmement difficiles financièrement pour les collectivités."

Écoutez Josette Manin, la présidente du Conseil Général :

Josette Manin

Pour l’heure, la grève est suspendue. La circulation devrait être normale ce jeudi 16 juillet, en attendant la rencontre intersyndicale. 

25 ans de grève des taxicos

En attendant la mise en place d'une autorité organisatrice unique du transport fin 2016, cela fait plus de vingt-cinq ans que les chauffeurs de taxis collectifs (taxicos) manifestent sur les routes pour faire avancer leurs doléances. Depuis toutes ces années, l'État et le Conseil Général tentent de réformer le secteur et les taxicos refusent les propositions des autorités, parfois de manière violente. Résumé d'une histoire souvent tendue entre l'État, les élus locaux et les taxicos.

 

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