Des appareils pour mesurer le niveau de gaz dégagé par les algues

environnement
APPAREIL MESURE SARGASSES
Cet appareil de mesure de l'air est automatique et fonctionne en continu. ©MARTINIQUE 1ERE
Quinze appareils de mesure seront bientôt installés chez des particuliers. Ils permettront de déterminer avec précision le niveau d'exposition des populations au gaz que dégagent les algues. C'est l'une des mesures du Plan sargasses, mené par l'État.
Quelle est la quantité d'hydrogène sulfuré dans l'air que l'on respire ? À quel point sommes-nous envahis par ce gaz dégagé par les sargasses ? Au Robert, Madininair pourra répondre à ces questions grâce à une station de mesure urbaine de la qualité de l'air. "C'est une station de mesure fixe. Il en existe dix comme celle-ci", explique Carole Boullager, responsable études à Madininair. "Mais là, il y a un analyseur qui mesure l'hydrogène sulfuré pour répondre à la problématique des algues sargasses et à la surveillance de ce gaz dans le bourg."

À la sortie du centre-ville du Robert, les algues y ont élu domicile. Plusieurs fois par semaine, des agents de l'Agence Régionale de Santé viennent prendre des mesures mais elles ne suffisent pas. "Ça demande quatre personnes en permanence sur le terrain pour remonter une vingtaine de données par jour", indique Alain Blateau, le directeur Veille Sécurité Sanitaire de l'ARS Martinique. Alors l'Agence et Madininair ont mis en place un appareil qui va mesurer l'exposition chronique de ces habitants à l'hydrogène. "Il est automatique. Il va faire des mesures toutes les dix secondes, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il va envoyer ces résultats directement au site de Madininair qui va pouvoir les traiter", précise-t-il.


Un outil de prévention

Cet appareil de mesure permettra donc de savoir, avec plus de précision, non seulement le niveau d'exposition des habitants mais aussi s'ils sont exposés à un danger mortel. "À partir du moment où les seuils qui nous ont été définis par le Haut Conseil de Santé Publique sont dépassés, chose jusqu'à maintenant qui n'est jamais arrivée, il y aura des décisions difficiles à prendre", suggère Alain Blateau. "Des personnes devront être déplacées pour ne pas avoir des expositions aussi élevées".

Quinze appareils de ce type seront installés sur la côté atlantique. C'est l'une des mesures du Plan sargasses décidé par l'État.
 
Regardez le reportage de Franck Zozor et Christophe Arnerin :