Les groupes de Noël "ne roulent pas sur l'or"

économie
Chants de Noël
Le "kantik" des chants de noël en Martinique (Gros-Morne) ©Martinique 1ère
"Bakoua Noël", "Rassinn Nwèl" : deux groupes qui sillonnent la Martinique depuis plus d’un mois, et qui ne réalisent que peu de profits, c'est le paradoxe !
Les musiciens et chanteurs repartiront, en principe, à la fin de la tournée, avec un cachet moyen de 2.400 euros. Un revenu, à première vue, intéressant, mais qu'il convient de relativiser quand on sait que "Bakoua Noël", la formation de Robert Mavounza est entièrement composée de professionnels.
 
Chanteurs et  musiciens, ne reçoivent leurs salaires, qu'en partie, car certains organisateurs, en particulier, les mairies, tardent à payer. Les groupes doivent parfois attendre un an avant de recevoir leurs dus. Voilà qui ne devrait donc pas inciter "Bakoua Noël" à baisser ses tarifs ! Sa tournée, qui comprend 12 spectacles payants cette année, lui rapportera en moyenne - 42.000 euros. L'an dernier, la formation avait recueilli 25.000 euros.

Une somme que rêverait de toucher "Rassinn Nwèl". Ce groupe de passionnés devrait engranger 7.500 euros cette année. Il faut dire que "Bijou" et ses amis ne font facturer que leurs prestations en salle. Celles organisées chez l'habitant sont gratuites. Leurs bénéfices sont, du coup, faibles. "Il y a juste de quoi rembourser les frais de déplacement ",  affirme son leader.
 

"Développement d'une économie du chanté Noël"

Des considérations économiques que les deux groupes préfèrent reléguer au second plan. L'amour de la tradition reste leur principale motivation, disent-ils en chœur, même si du côté de "Bakoua Noël", on estime qu'une politique plus volontariste contribuerait au développement d'une économie du chanté Noël.