martinique
info locale

2018 est une année politique décisive pour Cuba

monde
Raul Castro et Miguel Diaz-Canel
Une complicité affichée entre le président Raul Castro et son successeur potentiel Miguel Diaz-Canel ©photo REUTERS
Pour la première fois depuis 58 ans, dans quelques mois l’île communiste ne sera pas dirigée par un Castro. La transition, annoncée, devrait se faire sans grands bouleversements. Pour succéder à Castro, un nom circule avec insistance, celui de Miguel Diaz-Canel.
Le 19 avril est la date retenue et annoncée depuis plusieurs mois pour le remplacement de Raul Castro à la tête de l’état cubain.
Pour la première fois depuis 58 ans, l’île communiste ne sera pas dirigée par un Castro. La transition, préparée par les instances du Parti Communiste au pouvoir, seul parti politique autorisé à Cuba, devrait se faire sans grands bouleversements. Tout est planifié, dès le moment où Raul Castro a confirmé en 2017 sa décision de mettre fin cette année à ses fonctions à la tête du pays.

Le calendrier est donc annoncé : après les élections générales des délégués aux assemblées provinciales et des députés, le 19 avril le nouveau parlement élira parmi ses membres le Conseil d’État et le Président.

Miguel Diaz-Canel, le possible successeur 


Un nom circule avec persistance : celui de Miguel Diaz-Canel, actuellement premier vice-président du Conseil d’État, soit le numéro deux du pouvoir cubain. Depuis 2013, adoubé par Raul Castro, il occupe des fonctions de plus en plus importantes dans la hiérarchie politique cubaine. Ancien universitaire, ancien ministre, membre du bureau politique du parti communiste, il a tous les attributs de l’apparatchik, sauf un : son âge. Né en avril 1960, donc après la Révolution.

Un temps présenté comme un homme capable de faire évoluer le régime cubain, en réalité Miguel Diaz-Canel s’inscrit dans la lignée castriste. Ses récentes déclarations à l’encontre des médias alternatifs et de l’opposition, sa liste noire des foyers de subversions parmi lesquelles des ambassades de 5 pays, laissent peu de doutes sur sa volonté de maintenir le flambeau castriste.
Publicité