Accident aérien à la Dominique : l'opération de récupération des deux derniers corps a duré 6h

La conférence de presse sur les opérations relatives au crash aérien à la Dominique à la préfecture de Martinique.
Les familles des quatres victimes de la catastrophe aérienne à la Dominique pourront bientôt faire leur deuil. Les deux derniers corps prisonniers de l'épave de l'aéronef CESSNA qui s'est écrasé le 26 janvier dernier, ont été récupérés mercredi (12 février) grâce à l’intervention du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix. En conférence de presse, le préfet de la Martinique a fait le point sur l’opération.

Ce jeudi (13 février), la préfecture a tenu une conférence de presse pour expliquer l’opération menée par le peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix. Les différents acteurs qui sont intervenus sur le site du crash du 26 janvier étaient présents. 

À cette occasion, les membres du PGHM de Chamonix ont tenu à préciser qu’ils ont bénéficié du travail réalisé au préalable par les pompiers du GRIMP et l’État-major interministériel de zone.

6h d'opération

Six d’entre eux se sont rendus sur le terrain. La manœuvre, qui a duré 6 heures, a été réalisée plus tôt que prévu, afin de jouir des conditions météorologiques favorables.

On a travaillé en plusieurs étapes. Dans un premier temps, on a déposé un binôme sur l'arête au sommet de la montagne. Il a évolué dans l’axe de l’avion pour mettre un système de corde depuis le haut de l'arête pour évoluer jusqu’au point d’impact qui avait libéré un petit peu du rocher sein. On a remis des ancrages pour aller jusqu’à l’épave. Comme on ne savait pas comment était l’avion, on ne voulait pas se faire treuiller directement parce qu’on savait que ce n’était pas sécurisé. (...) Une fois le premier binôme arrivé sur l’avion, ils ont sécurisé l’avion ; après, on a pu se faire treuiller directement et continuer le chantier principal depuis cette zone de travail.

Lieutenant Loïc Georget, chef d’opération,

interrogé par Franck Edmond-Mariette et Thierry Sokkan

La conférence de presse sur les opérations relatives au crash aérien à la Dominique à la préfecture de Martinique.

"C’est un immense soulagement pour nous"

Étienne Desplanques, le nouveau préfet de la Martinique, s’est dit "très soulagé et reconnaissant des efforts consentis par les gendarmes du PGHM de Chamonix et les pilotes de l'hélicoptère de la sécurité civile". 

La récupération des deux dernières dépouilles est un immense soulagement pour nous, parce que ça faisait des jours que nous travaillions sur le sujet avec vraiment la ferme volonté de rapatrier les corps de nos compatriotes. C’était une question d’honneur pour nous, mais aussi et surtout, pour les familles qui ont besoin de faire leur deuil. Pour faire ce deuil, il faut récupérer les dépouilles.

Étienne Desplanques, le préfet de la Martinique,

interrogé par Franck Edmond-Mariette et Thierry Sokkan

D'après les précisions du représentant de l’État, les corps seront rapatriés en Martinique dans quelques jours.

Dans les jours qui viennent, il va y avoir plusieurs étapes, qui sont évidemment liées aussi aux activités judiciaires tant en France qu’à la Dominique. Il y a la question d’abord de la reconnaissance des corps. Il y aura la question des autopsies qui pourraient être faites en Dominique, puis la question du rapatriement qui interviendra dans les jours qui viennent. Ce sont des étapes qui sont faites en bonne coordination avec les familles, parce que c’est d’abord leur choix, mais aussi les autorités judiciaires et civiles de la Dominique.

Étienne Desplanques

Le préfet indique qu’une enquête sera menée d’abord en Dominique. En parallèle, une enquête "miroir" est ouverte en France, sous l’autorité du Parquet de Paris.