Après la crise sanitaire, de nouveaux horizons pour la Martinique

politique
Masques dans les rues
Dans les rues de Fort-de-France. ©Martinique la 1ère
Sur tous les continents, des bataillons d’experts imaginent le monde de demain, celui dans lequel nous vivrons après la pandémie de Covid-19. Un mouvement qui concerne la Martinique aussi.
Qui dit crise dit nouveau départ. Une fois surmontée, une catastrophe permet de voguer vers de nouveaux horizons. En vertu de ce principe, la crise sanitaire doit déboucher sur un nouveau type de développement, équitable et durable.

La panne planétaire de l’économie doit être mise à profit pour modifier l’ordre de nos priorités. Il nous faut imaginer l’avenir dans un nouveau cadre de pensée, un paradigme révolutionnaire. Un nouveau logiciel, en quelque sorte.

Le capitalisme, ou le libéralisme en langage policé, est indépassable. C’est un fait. Il va se réinventer, comme cela a été le cas à de multiples reprises : les deux guerres mondiales, la Grande Dépression de 1929, la crise financière de 2008. Nul doute que le système économique et politique dominant sur la planète va se régénérer. Nous pourrions conclure que le monde ne va pas changer lorsque la pandémie sera jugulée.
 

Une catastrophe humaine inédite


Sauf que l’ampleur de la destruction d’activités, d’entreprises et d’emplois sera telle que nous risquons d’être démunis si nous n’envisageons pas la création de nouvelles ressources. L’investissement dans de nouveaux métiers, la satisfaction de nouveaux besoins, le respect de l’environnement naturel sont devenus impératifs.

A notre petite échelle, nous sommes obligés de définir un modèle économique et humain intelligent, en dépassant le schéma actuel, devenu obsolète. Donc, de cesser de croire que l’exportation de la banane, le tourisme tel qu’il est organisé, et le commerce d’importation sont des leviers de développement. Nous nous mentons à nous-mêmes si nous persistons dans cette impasse.

Nous savons que les solutions ne viendront pas de l’Etat, qui se désengage des territoires. Nous savons aussi que la manne des fonds européens se réduit. Il nous appartient donc de convoquer notre imagination pour relancer notre pays.

Ce qui implique que les programmes des candidats aux élections territoriales comporteront des propositions pour briser le carcan dans lequel nous étouffons. Il va sans dire que les projets qui nous seront présentés nous permettront de construire une Martinique prête à puiser dans ses ressources humaines largement sous-utilisées. Qui dit crise dit nouveau départ, n’est-ce pas ?
 
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