Après les municipales, le paysage politique martiniquais est morcelé

politique
Foule à Rivière-Pilote
Liesse populaire à Rivière-Pilote (28 juin 2020). ©Martinique la 1re
Les résultats des élections municipales dessinent une carte politique sensiblement différente que celle de 2014. Le plus gros contingent est celui des élus sans affiliation politique, devançant les formations traditionnellement implantées dans notre paysage.
 
Les maires classés dans la famille diverse de la droite sont au nombre de 5 : Sainte-Rose Cakin à Macouba ; Joseph Péraste à Marigot, tous deux sans affiliation partisane ; André Lesueur, président des Forces martiniquaises de progrès à Rivière-Salée ; Fred-Michel Tirault, président de la fédération des Républicains à Saint-Esprit et Yan Monplaisir, président de Ba péyi’a an chans à Saint-Joseph.

À la frontière de la droite, la maire du Morne-Rouge, Jenny Dulys-Petit, du mouvement Osons oser, et ses homologues de La République en marche, Ralph Monplaisir à Case-Pilote et Christian Rapha à Saint-Pierre.

Les maires considérés de gauche, non inscrits dans une formation politique, se comptent 4 : Justin Pamphile au Lorrain ; Aldred Monthieux au Robert ; Bruno Nestor Azérot à Sainte-Marie et Frédéric Buval à Trinité. Le Rassemblement démocratique (RDM) de Claude Lise, revendique deux maires : Eugène Larcher aux Anses d'Arlet et Hughes Toussay au Diamant.
 

Droite diverse et gauche éclatée


Le Parti progressiste (PPM) compte le plus grand nombre de maires, 5 exactement : Marie-Thérèse Casimirius à Basse-Pointe, Félix Ismain à Bellefontaine, Jean-Claude Ecanvil au Carbet, Didier Laguerre à Fort-de-France et Arnaud René-Corail Trois-Ilets.

Il peut compter sur ses 4 alliés de la coalition Ensemble pour une Martinique Nouvelle : Maurice Bonté, d’Ajoupa Bouillon ; Lucien Saliber du Morne-Vert ; Luc Louison Clémenté de Schoelcher ; et David Zobda du Lamentin.

Péyi’a, le dernier-né de nos mouvements politiques, dispose de deux maires : Aurélie Nella à Ducos et Marcellin Nadeau au Prêcheur. Le Mouvement indépendantiste (MIM) peut revendiquer un élu, Gilbert Couturier au Gros-Morne.

L’étiquette politique la plus répandue est celle de nos maires qui n’en ont précisément aucune. Ils et elles sont 8 sont dans ce cas : Annick Comier à Fonds-Saint-Denis ; Samuel Tavernier au François ; Jean-Louis Marie-Louise à Grand’Rivière ; José Mirande au Marin ; Jean-François Beaunol à Rivière-Pilote ; Jean-Michel Gémieux à Sainte-Anne ; Nicaise Monrose à Sainte-Luce et Georges Cléon au Vauclin.

Une proportion jamais atteinte, qui prouve que l’axe traditionnel droite-gauche-indépendantistes ne signifie plus grand-chose de nos jours.
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