Arrestations de deux personnes suspectées d'avoir tué Christopher Evans à Saint-Joseph

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Scène de crime
Scène de crime à Saint-Joseph (samedi 28 décembre 2019). ©Martinique la 1ère
Le 28 décembre 2019, Christopher Evans était assassiné d'une balle dans la tête à Saint-Joseph. Après des investigations menées par la section de recherches de la gendarmerie en Martinique, deux suspects ont été mis en examen pour assassinat en bande organisée et trafic d'armes. 
Le samedi 28 décembre 2019 un homme d'une trentaine d'années, Christopher Evans, avait été retrouvé tué d'une balle dans la tête dans le bourg de Saint-Joseph.

Le procureur de la République vient d'apporter des précisions sur l'avancée de l'enquête. 

Le 18 mai 2020, le principal suspect de cet homicide a été expulsé de Dominique, où il se trouvait depuis les faits,  et a été remis aux autorités françaises sur l'île de Marie Galante (Guadeloupe).

Un mandat de recherche, émis par le magistrat instructeur de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Fort-de-France chargé de ce dossier, lui a été immédiatement notifié par des enquêteurs de la gendarmerie maritime de la vedette "La Violette". L'intéressé a été placé en garde à vue, avant d'être remis aux enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie en Martinique.
 
Parallèlement, sa compagne, âgé de 34 ans, a été interpellée à son domicile en Martinique. Les éléments de l'enquête réunis à ce stade montrent qu'elle était aux côtés de son compagnon le jour des faits.
 
Les deux intéressés ont été présentés au magistrat instructeur mercredi dernier 20 mai 2020.
 

Mises en examen des chefs d'assassinats en bande organisée et trafic d'armes 


Ils ont été mis en examen des chefs d'assassinat en bande organisée, trafic d'armes en réunion et association de malfaiteurs en vue de la commission des crimes et délits précités et placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention.

Le casier judiciaire du principal suspect, âgé de 28 ans, porte mention de 20 condamnations dont 4 pour trafic de stupéfiants, 1 pour trafic d’armes de catégorie B et 1 pour proxénétisme sur mineur.

Cette affaire démontre, précise le procureur de la République Renaud Gaudeul, que "pour la seconde fois en quelques semaines, que les personnes recherchées qui trouvent refuge dans les îles étrangères voisines, n'échappent pas durablement à la justice française".
 
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