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L'Assemblée nationale rejette la hausse des crédits du plan chlordécone

L'Assemblée nationale a rejeté vendredi 9 novembre dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019 une nouvelle hausse des crédits du plan chlordécone. Le rapporteur Mohamed Laqhila (MoDem) a retiré un amendement qui consistait à appliquer cette hausse d'un million d'euros dès 2019

le rapporteur spécial de la commission chlordécone Mohamed Laqhila (MoDem) à retire son amendement peu avant le vote en commission loi de finances pour 2019 © Assemblée nationale
© Assemblée nationale le rapporteur spécial de la commission chlordécone Mohamed Laqhila (MoDem) à retire son amendement peu avant le vote en commission loi de finances pour 2019
  • Jean-Claude SAMYDE avec AFP
  • Publié le
Emmanuel Macron lors de son déplacement aux Antilles en septembre dernier avait estimé que l'État devait "prendre sa part de responsabilité" dans cette pollution au chlordécone et "avancer sur le chemin de la réparation" de ses ravages, en proposant une hausse du financement du plan chlordécone d'un million d'euros, mais d'ici 2020.

Un amendement en ce sens avait été voté en commission des finances. En séance, le rapporteur spécial de cette commission Mohamed Laqhila (MoDem) a retiré un amendement qui consistait à appliquer cette hausse d'un million d'euros dès 2019.

L'Assemblée nationale a donc rejeté vendredi soir (9 novembre) dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019 une nouvelle hausse des crédits du plan chlordécone. 

L'élu de Martinique Serge Letchimy (groupe socialiste) a réclamé de porter le plan chlordécone, établi à 2 millions d'euros pour l'an prochain - un montant stable par rapport à 2018 - à 4 millions d'euros, afin d'accélérer la dépollution des terrains.
Mais la proposition a été rejetée par 18 voix contre 9. 
Serge Letchimy (vendredi 9 novembre) député de Martinique intervenant pendant le vote des commissions sur la loi de finances pour 2019 © Assemblée nationale
© Assemblée nationale Serge Letchimy (vendredi 9 novembre) député de Martinique intervenant pendant le vote des commissions sur la loi de finances pour 2019
Deux millions d'euros, cela représente "des brindilles financières par rapport à une situation extrêmement grave", a estimé M. Letchimy en mettant en avant l'engagement du président de la République.

Les Insoumis, qui avaient demandé début octobre la création d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur ce "scandale humain", ont quant à eux tenté en vain d'abonder le plan chlordécone de quelque 6,4 millions d'euros.

Jean-Claude SAMYDE avec AFP

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