Meurtre d'une mère et de ses deux enfants : "ils ont payé pour tout le mal qu’on m’a fait dans ma vie", déclare l'accusé Kerry Ferdinand

justice
Kerry Ferdinand
Le prévenu Kerry Ferdinand arrivant dans la salle d'audience, entouré des gendarmes. ©Martinique la 1ère
3e jour du procès de Kerry Ferdinand vendredi 11 septembre 2020 aux assises de Fort-de-France. L'homme de 36 ans déclare à propos de la mort de la mère et ses deux enfants que, "Leïla n’est pas morte à cause de ma jalousie. Ils ont payé pour tout le mal qu’on m’a fait dans ma vie".
Cette troisième journée de procès aura été difficile à vivre pour la partie civile face à l’intervention du médecin légiste. Une intervention par visioconférence depuis la Guadeloupe. Le médecin a donné des détails glaçants sur l’horreur de ce triple homicide.

L’autopsie a révélé que Leïla Laviolette et ses deux enfants, Noah 6 ans, et Henrick 3 ans, n’ont eu aucune chance. Tous les trois présentaient des plaies d’égorgement très profondes. "Les têtes ne tenaient plus au corps que par les cervicales et les muscles à l’arrière du cou".
3e jour du procès aux assises de Kerry Ferdinand, accusé du meurtre d'une mère et de ses deux enfants. ©Martinique
Un triple homicide dont Kerry Ferdinand doit répondre sachant que l’expertise psychiatrique le décrit comme lucide et conscient. Le prévenu âgé de 36 ans, a confirmé pour la seconde fois, être l’auteur des faits sans toutefois donner de détails sur leur éventuel caractère prémédité et leur chronologie, tout en prétextant ne plus s’en souvenir.
 

Leïla n’est pas morte à cause de ma jalousie. (…). Ils ont payé pour tout le mal qu’on m’a fait dans ma vie.

Kerry Ferdinand, l'accusé


Des déclarations qui n’ont, bien sûr, pas convaincu la partie civile. Kerry Ferdinand risque une peine de réclusion à perpétuité. La peine la plus sévère car elle impose au criminel son enfermement en milieu carcéral jusqu'à sa mort.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live