Auteurs et éditeurs Antillais invités au salon du livre Africain à Paris

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Jean Benoit Desnel et Jean Pierre Lecoq
L’éditeur Jean Benoit Desnel en compagnie du maire de Paris 6e, Jean Pierre Lecoq. ©RS
Pendant 3 jours (24-25-26 septembre 2021), éditeurs, auteurs et romanciers de Guadeloupe et de Martinique ont rencontré à Paris leurs homologues Africains lors du premier salon du livre africain.

Dans le cadre somptueux de la mairie du 6e arrondissement de Paris, devant un parterre de personnalités, les conférenciers ont éclairé le public sur l'auteur Antillo- Guyanais René Maran.

Parmi les invités, l'écrivaine Gaël Octavia, Madame Diop, épouse d'Alioune Diop, le fondateur de Présence Africaine. Sa contribution à l'éveil de la conscience des peuples africains, à la Négritude et au Panafricanisme est déterminante

Hommage à René Maran

 

Né le 5 novembre 1887 en Martinique, sur le bateau qui conduit ses parents Guyanais, René Maran est envoyé très jeune à Bordeaux par son père, haut fonctionnaire de l’administration coloniale. Il est admis dès sa prime enfance au lycée de Talence. Dans cette ambiance de pensionnat, il découvre et se passionne pour la poésie.

Après des études remarquables au lycée Montaigne de Bordeaux, il devient administrateur d’Outre-mer en Oubangui-Chari (aujourd'hui République centrafricaine). Là, il commence l’écriture de "Batouala", décrivant la vie coloniale. A cette époque, en 1921, c’était une première, l’académie récompensait un écrivain noir, René Maran, illustre inconnu des cercles littéraires parisiens.

Suzanne Dracius
La conférencière martiniquaise Suzanne Dracius et une lectrice. ©RS

Cette première édition du salon du livre africain de Paris, qui s'est terminée le dimanche 26 septembre 2021 a été un succèsLe maire Jean Pierre Lecoq, passionné de littérature de l'Outre-mer et de l'Afrique, est satisfait car ce salon était un rendez-vous osé en cette période particulière de pandémie.   

Plus de 30 éditeurs et 200 auteurs ont participé à cette édition, autour de plusieurs axes  l'indépendance, la liberté́ de parole, la pluralité́ des écritures et les tables rondes.

Nous avons beaucoup échangé, avec d'autres éditeurs, mais aussi avec de nombreux visiteurs. Dans ma profession, c'est intéressant de voir que le livre à sa place notamment dans les populations antillaises, africaines...Les tables rondes étaient bien organisées.

 

Nous étions dans un cadre somptueux, avec le maire Jean Pierre Lecoq qui s'intéresse aux littératures de l'Outre-mer et de l'Afrique.

Jean Benoît Desnel - Editeur martiniquais

(Editions Idem)

Jean Pierre Lecoq, Eric Monjour et Pierre Sainte-Luce
De gauche à droite, le maire du 6e Jean Pierre Lecoq, l'organisateur du salon Eric Monjour et le romancier guadeloupéen Pierre Sainte-Luce. ©RS

Des éditeurs du continent africain ont fait aussi le déplacement en provenance du Cameroun, Côte d’ivoire, Sénégal, Maroc, Tunisie, Bénin, Congo...

Plusieurs thématiques ont été abordées. Réconcilier l’Afrique avec ses histoires : que transmettre ? Angola-Mozambique :  la littérature lusophone africaine raconte-t-elle d’autres histoires ?  L'engagement dans l'écriture, une utopie ou un mal nécessaire ? L'influence des littératures engagées sur l'évolution des mentalités dans nos sociétés.

►L'auteur Guadeloupéen Pierre Sainte Luce a profité de ce moment pour annoncer à certains auteurs et éditeurs le prix  littéraire Arawak prévu en Guadeloupe en 2022.