Le blocage des ports en France : une aubaine pour les producteurs de Martinique et de Guadeloupe ?

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Produits industriels martiniquais
Produits de l'industrie martiniquaise (illustration). ©FB AMPI
Cette semaine, la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites touche également plusieurs ports de l’hexagone. Conséquences : les commerçants des Antilles-Guyane redoutent la pénurie, en particulier dans les grandes surfaces, ce qui pourrait profiter à la production locale.

La grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites qui va s’étaler sur la semaine, devrait connaître son apogée ce jeudi 9 janvier 2020. Ce jour-là, la fédération nationale des ports et docks CGT, envisage une opération "ports morts", une mobilisation qui a débuté depuis quelques jours sur plusieurs terminaux de l’hexagone.

Conséquences : des ruptures de stocks sont redoutées dans les magasins, particulièrement aux rayons des produits frais.

Rayon supermarché
Un rayon d'hypermarché ©GODONG / BSIP

Et si la pénurie était une aubaine pour la production locale ?  

En Martinique, il existe près d’une cinquantaine de petites et moyennes entreprises dans l’industrie agroalimentaire, sans parler des petits producteurs artisanaux qui peuvent, le cas échéant, pallier une pénurie d’aliments de grande consommation.

Cela concerne notamment la charcuterie, les œufs, les fruits et légumes, les produits de la mer, la volaille découpée, les fruits et légumes, les yaourts, les désserts lactés, les glaces, ou encore le riz et les eaux embouteillées. Bref, de quoi alimenter correctement les foyers martiniquais. Reste à savoir si cette production locale est en capacité d’être autosuffisante.
Rayon hypermarché
Rayon fruits et légumes dans un hypermarché ©TeroVesalainen

Commercer avec les voisins pour contourner le problème


Il existe également un "plan B", qui consisterait à se tourner vers les marchés de certains pays voisins de la Caraïbes ou ceux du Canada et des États-Unis, d’autant que la distance avec l’Amérique du nord est de 4 heures en moyenne en avion (sans escale).

Mais il faut déjà franchir le pas et pérenniser ensuite des échanges commerciaux avec ces partenaires complémentaires, l'occasion pour les commerçants guadeloupéens et martiniquais de se créer de nouvelles opportunités.