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Carnaval Martinique

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Le bwajak négrier ne circulera plus durant le carnaval

Depuis son passage devant les caméras du direct de Martinique La 1ère dimanche gras (11 février), la polémique enfle sur ce "négrier bwajak" et les propos de l'un de ses occupants. Ce lundi 12 février, la ville de Fort-de-France a décidé de lui retirer son autorisation de circulation.

Le négrier bwajak dimanche gras © Martinique la 1ère
© Martinique la 1ère Le négrier bwajak dimanche gras
  • Par Peggy Pinel-Fereol
  • Publié le , mis à jour le
La séquence a été filmée par les caméras du direct du dimanche gras de Martinique La 1ère à Fort-de-France. Sur un bwajak symbolisant un bateau négrier, un homme avec un casque colonial est interrogé par l'animateur Paulo et justifie la présence de ce véhicule particulier durant les jours gras.


Voir la séquence : 


Mais sa réponse qui parle "de dérision" et "d'humour" n'est pas du goût de tous. Rapidement, la polémique enfle, la ville de Fort-de-France qui a validé la participation de ce bwajak durant les jours gras décide de lui retirer l'autorisation de circuler.


La Ville de Fort-de-France condamne fermement la mise en scène ainsi que l’interview donnée à l’antenne de Martinique 1ère par un représentant d’un char de l'association "Spri e Tradisyon" dénommé  « NÉGRIER BWAJACK » qui a circulé dans les rues de Fort-de-France ce dimanche 11 février 2018 à l’occasion du premier jour de la parade carnavalesque.

Si les autorisations délivrées par les services municipaux ont reconnu la conformité technique du véhicule et la validité du thème de la valorisation de la mémoire initialement indiqué, la Ville de Fort-de-France dénonce la mise en scène proposée, ainsi que le parti pris assumé de « rire de ce qui s’est passé » ou de « prendre les choses avec humour ».

Ces actes constituent des injures à la mémoire du peuple martiniquais et à son histoire douloureuse.

Si la Ville de Fort-de-France, revendique la dérision et l’impertinence de son carnaval, elle refuse cependant catégoriquement que la traite et l'esclavage, reconnus de surcroît en tant que crime contre l'humanité, soient requalifiés de « petit moment d’humour » et prononce l’interdiction immédiate de ce char en lui retirant son autorisation administrative de prendre part au défilé.

L’association, informée de cette interdiction, pourrait faire l’objet de poursuites en cas de non-respect de cette décision.

De son côté, Lenny Marie-Magdeleine le président et responsable de l'association S'pri et tradisyon regrette que l'affaire ait pris de telles proportions. Selon lui, la personne qui s'est exprimée était un vacancier extérieur à l'association, écoutez son explication.

Interview Lenny Marie-Magdeleine

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