La Caraïbe redoute un durcissement de la politique d’immigration des États-Unis

Sir Hilary Beckles prévoit des flux migratoires comparables à ceux observés après la prise de fonctions de Margaret Thatcher comme Premier ministre de Grande-Bretagne en 1979.
L’investiture de Donald à la présidence des États-Unis a été, particulièrement suivie dans la Caraïbe, où les réactions avaient été nombreuses au lendemain de sa victoire. Ce que semblent redouter le plus les dirigeants caraïbéens, c’est la politique d’immigration de Donald Trump.
L’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis a été, particulièrement suivie dans la Caraïbe, où les réactions avaient été nombreuses au lendemain de sa victoire. Beaucoup avaient alors exprimé leur espoir que se maintiennent de bonnes relations avec Washington ; tout en disant s’attendre à une politique sans concessions de la part du nouveau patron de la Maison-Blanche. 
 
S’il est un thème de la campagne du candidat républicain devenu président qui aura fait débat, c’est bien celui de l’immigration, avec notamment cette promesse de construction d'un mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais il n’y a pas que les migrants mexicains dans le viseur de Donald Trump. Il y a les musulmans, mais aussi les ressortissants de certains pays de la Caraïbe.
 

Vers un afflux migratoire 

Pour le vice-chancelier de l'Université des West Indies, Hilary Beckles, la Caraïbe doit donc se préparer à un afflux de ressortissants expulsés des États-Unis. Chaque pays doit s’attendre à accueillir des nationaux rapatriés, mais aussi d’autres migrants chassés d'Amérique du Nord.
La philosophie et les idées politiques de Donald Trump peuvent déboucher assez vite sur un réel changement démographique dans la zone, selon l’universitaire.

Hilary Beckles prévoit une migration des Hispaniques ailleurs qu'en Amérique du Nord. De nombreux citoyens caraïbéens éviteront les États-Unis et nombreux sont ceux qui retourneront chez eux.  Le phénomène s’était déjà produit, selon l’universitaire barbadien, lorsque Margaret Thatcher est devenue Premier ministre de la Grande-Bretagne, en 1979.  Elle avait à l’époque des positions très semblables à celles qu’a développées Donald Trump jusqu’à maintenant. L’avènement de celle que l’on surnommait "La Dame de fer" avait coïncidé avec le début d’un mouvement massif d’originaires de la Caraïbe, hors de la Grande-Bretagne.

Pour Sir Hilary Beckles l’arrivée de Donald Trump au pouvoir aura un impact négatif sur l'économie mondiale et la Caraibe doit se préparer aux conséquences d'un retour à la baisse des niveaux du commerce international, avec tout ce qui risque de se passer aux États-Unis.