Catastrophe aérienne de 2005 : les familles des victimes cherchent toujours la vérité

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Conférence de presse de l'AVCA samedi 7 mai 2022. ©Fabrice Defrémont
L'association des Victimes de la Catastrophe Aérienne du 16 août 2005 (AVCA) a organisé une conférence de presse ce samedi 7 mai 2022 à Fort-de-France afin de révéler de nouveaux éléments concernant l'affaire du crash de Maracaibo de 2005.

Voilà près de 17 ans que l’AVCA réclame justice et que la vérité soit faite. L’association des Victimes de la Catastrophe Aérienne du 16 août 2005 qui a fait 152 victimes Martiniquaises, poursuit son combat. Elle a organisé une conférence de presse ce samedi 7 mai 2022 à Fort-de-France afin de révéler de nouveaux éléments.

Elle dénonce la contre-expertise demandée par la chambre de l’instruction de la cour d'appel en décembre 2018 qui a rendu un rapport au mois de juin 2021. Un rapport qui remet en cause la surcharge de l’avion qui serait, selon l'avocat de l'association, une des causes du décrochage de l’avion.

Nous pensons que le fait de vouloir exonérer la question du poids, vise en fin de compte à ne pas se poser de questions sur les conditions dans lesquelles l'embarquement s'est fait au Panama avant de partir. Nous avons des éléments permettant de savoir que l'on n'a pas pesé, que l'on a mal réparti les bagages dans l'avion. Cela pose le problème du centrage. L'on ne veut pas mettre cela en cause parce que cela poserait le problème de la responsabilité pénale des personnes qui ont fait cela. Et il y a une volonté très claire de ne pas vouloir poser de responsabilités pénales dans ce dossier. Donc nous allons nous battre en novembre pour qu'à travers ce rapport d'expertise et nos propres experts, nous soyons entendus par la chambre de l'instruction. Montrer l'argumentation qui nous est opposée aujourd'hui ne correspond pas à la réalité.

Maître Raphaël Constant, avocat de l’AVCA

Plus que tout, l'association souhaite que la vérité soit révélée sur cette affaire.

Rose-Marie Taupin Pelican, présidente de l'association et Maître Raphaël Constant, avocat de l'AVCA. ©Fabrice Defrémont

Nous n'avons pas varié depuis le 16 août 2005. Nous voulons juste savoir la vérité. Nous avons des causes indirectes. C'est-à-dire des personnes qui d'une manière ou d'une autre, ont concouru à l'accident alors qu'en fait la justice française se focalise sur les pilotes. On nous dit : "les pilotes ne réagissent pas alors qu'ils voient que la vitesse décroit. Qu'ils n'ont rien fait". C'est parce qu'ils n'ont pas appris à gérer un décrochage en altitude. Pourquoi les pilotes n'ont pas reçu la formation nécessaire ? Dans le rapport vénézuélien, il est dit que l'alarme de décrochage n'intervient pas assez tôt. Il y a des responsables en amont alors pourquoi la justice française ne veut pas mettre en cause ces responsables-là ?

Rose-MarieTaupin Pélican, présidente de l'AVCA

La thèse de l'association sera défendue les lundi 28 et mardi 29 novembre 2022 devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Fort-de-France.