Catastrophes naturelles : le pessimisme gagne du terrain

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La masse boueuse abrasive s'est déposée le long du cours d'eau. ©F.T.
La morosité et le catastrophisme gagnent du terrain, non seulement parce que les catastrophes naturelles nous guettent mais aussi parce que nous ne savons plus que boire, ni manger. La voie est libre pour les pessimistes.
Vendeur de scaphandres ou de combinaisons intégrales étanches : voilà une activité amenée à prendre de l’expansion dans les temps futurs. Pas de quoi inverser durablement la courbe du chômage et du sous-emploi. L’armada des sans travail est trop importante par rapport au peuple des travailleurs.

Il n’empêche, des créneaux porteurs existent pour sortir de la crise. Par exemple, vendre des vêtements de protection corporelle équipés d’indispensables accessoires : masque à gaz, réservoirs d’eau pure et de compléments alimentaires, pilules et comprimés en tous genre. Sans oublier un casque intégral et un téléphone intelligent (un smartphone, comme on dit en français) pour enregistrer son témoignage.

Et il y aura de quoi montrer aux générations descendantes, si elles arrivent à survivre aux multiples catastrophes que nous produisons par notre génie destructeur. Tout d’abord, les aléas naturels classiques : cyclones, inondations, tremblements de terre, érosion des bords de plage. Puis les moins connues, plus radicales : tsunami, éruption volcanique.

Les survivants devront affronter un air vicié. Ils éviteront de consommer tout aliment acheté en grandes surfaces et au marché. Le chlordécone a infesté légumes, fruits, poissons, fruits de mer, terres cultivées et jardins. Cette molécule est devenue notre métronome collectif. Le temps qu’elle fasse effet dans notre organisme, nous aurons le temps de trépasser d’un cancer, d’un AVC, d’un accident de la route, du zika, d’un accès de stress. Ou plus bêtement, d’un homicide.

D’où la nécessité de se procurer une véritable armure complète pour celles et ceux qui ne s’exileront pas en de lointaines contrées. Une fois le dernier avion éloigné, les scaphandriers restés au pays tenteront de le métamorphoser en ce qu’il était avant, en petit paradis. Il faudra le temps, mais ils y arriveront. Asiré pa pétèt !
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