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La chambre de commerce et d’industrie, au chevet des entreprises touchées par les sargasses

La CCIM (Chambre de Commerce et d'Industrie de Martinique) a entamé par le Vauclin, vendredi 11 mai, un tour des communes où ses ressortissants sont concernés par l’arrivée massive d’algues sargasses. C’est aussi l’occasion de prodiguer des conseils aux entreprises.

Les membres de la CCIM se sont rendus au port de pêche du Vauclin, pollué par les algues sargasses en décomposition © Christine Cupit
© Christine Cupit Les membres de la CCIM se sont rendus au port de pêche du Vauclin, pollué par les algues sargasses en décomposition
  • Christine Cupit
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La délégation de la CCIM interroge un à un les marins-pêcheurs du Vauclin. 
Le questionnaire n’est pas très long mais suffisamment exhaustif pour évaluer précisément les pertes causées par les sargasses.

Les professionnels de la mer se prêtent volontiers à l’exercice. 

"C’est très bien, parce qu’on s’est déjà battu avec le comité des pêches pour demander au président ce qu’il fait pour nous. Il est en train d’étudier. Mais on ne voit rien. Alors s’ils pensent à nous, c’est déjà pas mal, à condition que cela porte ses fruits", me confie un pêcheur. 

toute l'activité économique est paralysée dans le port de pêche du Vauclin © Ch Cupit
© Ch Cupit toute l'activité économique est paralysée dans le port de pêche du Vauclin

"Je suis rentré à pied dans les sargasses"


Sur la plage du port de pêche du Vauclin, les sargasses en décomposition s’entassent. Impossible de traverser à pied pour rejoindre le plan d’eau. 
"Regardez-là. Ce fait du temps que c’est là. Et l’eau est polluée. On est obligé d’enlever nos bateaux et de les mettre là-haut.  Moi je suis rentré à pied dans les sargasses. J’avais une plaie. J’ai dû prendre des antibiotiques pendant plus de 60 jours ! ", raconte un professionnel de la mer.


Des mesures de prévention


Pour Carole Foulard, vice-présidente de la CCIM et conseillère sur le terrain, des mesures de prévention doivent être prises, comme le port de tenues de protection.
 Car au-delà des répercussions économiques désastreuses, les professionnels de la mer ressentent aussi les conséquences sur leur santé.
"On a des migraines, l’œil coule. 
Moi, j’habite à trois kilomètres du bourg. 
Le problème c’est que je suis exposé à la mer et à la mangrove. La sargasse entre dans la mangrove et se mélange avec la boue. C’est infernal. Même les personnes vivant dans la montagne prennent l’odeur", témoigne un autre.


L’ARS a mis en place une permanence médicale tous les jeudis pour tous ceux qui souffrent des symptômes causés par les sargasses. Pour la CCIM, le travail ne fait que commencer. Elle projette de faire le tour des communes les plus durement touchées par l’invasion des sargasses, à savoir le François, Le Robert, ou encore Le Diamant.

Les résultats de cette enquête seront ensuite transmis au préfet. 



Permanence téléphonique

La CCIM prodigue des conseils aux entreprises concernées par les sargasses.
Téléphone: 05 96 55 28 00.


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