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Les chantiers d'insertion, un moyen pour lutter contre le chômage

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La ferme solidaire de Carrère
Produits cultivés à la ferme solidaire de Carrère au Lamentin. ©CHRISTINE CUPIT
Des chantiers d'insertion sont mis en place depuis plusieurs années pour lutter contre le chômage. Ils sont destinés à des personnes à la recherche d'un emploi, se trouvant souvent dans une situation précaire. C'est le cas de la ferme solidaire de Carrère, au Lamentin.
La ferme solidaire de Carrère au Lamentin a commencé une seconde vie, peu avant la grève de février-mars 2009. C'est l'Association Active qui l'a reprise, pour lancer des chantiers d'insertion.

Actuellement, la surface agricole est de 4 hectares. Mais très bientôt, elle en atteindra 10. On y cultive en serre, des produits maraîchers. L'élevage et l'apiculture, notamment le recyclage de cire d'abeille, font également partie des activités développées sur le site. Pas de pesticides ni d'engrais. Aucun produit phytosanitaire, on pratique l'empaillage du sol.
FERME SOLIDAIRE DE CARRE
Salariés sont en insertion à la Ferme Solidaire de Carrère au Lamentin. ©CHRISTINE CUPIT
Une vingtaine de salariés sont en insertion, à la ferme solidaire de Carrère. Aucun n'avait d'expérience professionnelle dans le secteur agricole. C'est le cas de Magalie. Elle travaille sur l'exploitation depuis un an et demi. Dans six mois, son contrat arrivera à terme. Magalie projette de se lancer dans la production maraîchère.
 
Je découvre le maraîchage. Honnêtement, c'est par la force des choses. Je cherchais du travail. Comme je suis une femme assez polyvalente, on m'a proposé la ferme, j'ai dit pourquoi pas. Avant, j'étais dans la restauration.
 

C'est ici que j'ai tout appris. Avant, j'ai fait un peu de tout : maçonnerie, peinture, soudure, plomberie, charpente, toiture, confie Michel.

FERME SOLIDAIRE DE CARRERE
Le maire du Lamentin, David Zobda, en visite à la Ferme Solidaire de Carrère. ©CHRISTINE CUPIT

En 10 ans, la ferme solidaire de Carrère a accueilli plus de 400 salariés en insertion. 

Recherche de logement, démarches administratives, problèmes de santé, on les accompagne sur cette partie-là. Il y a aussi, un accompagnement professionnel. Lorsque le salarié arrive chez nous, le support d'activité est l'agriculture. Mais ils n'ont pas forcément envie de travailler dans l'agriculture. Donc on les forme dans le domaine souhaité et ensuite, on les aide à trouver un emploi, explique Julie Lacaille accompagnatrice socio-professionnelle à Active.

Les chantiers d'insertions sont avant tout, des tremplins pour aider les personnes isolées à se réinsérer. La plupart du temps, ce sont des bénéficiaires du RSA, des chômeurs de longue durée, des mères de famille, des personnes n'ayant jamais travaillé ou en fin de scolarité, et même des retraités.

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