Confinement en Martinique: des hôtels et résidences hôtelières font de la résistance

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Piscine d'hôtel
Piscine d'hôtel (illustration). ©Engin Akyurt de Pixabay
Même si les hôtels et résidences hôtelières tournent au ralenti pendant cette période touristique, des directeurs d'établissements accueillent une clientèle locale qui refuse d'être confinée. 
La présidente de l'UMIH972 (Union des Métiers des Industries de l'Hôtellerie de Martinique) ne mâche pas ses mots. 
Membre du collectif des "Noms essentiels" mouvement né de la colère des commerçants de l'île pendant le deuxième confinement, elle affiche clairement la couleur.
 

Nous ne voulons pas être des assistés, nous voulons être indemnisés correctement par l'Etat pour compenser les pertes du chiffre d'affaires de nos établissements parce que nous tournons au ralenti et nous demandons une date précise de la levée du confinement pour les bars, restaurants et loisirs. Tout doit être ouvert pour que les touristes reviennent. Nous ne voulons plus de confinement. Le décret du 29 octobre 2020 doit être dénoncé. Nous faisons partie des outre-mer et devons être au même niveau. Nous voulons travailler !

Véronique Bidault des Chaumes, présidente de l'UMIH 972 et membre du collectif des "Noms essentiels".


Posée mais déterminée, Véronique Bidault des Chaumes déplore de voir les annulations de réservations de séjours s'accumuler sur toute l'île. 


20 % à 25 % de clients par rapport à une saison habituelle 


La présidente de l'UMIH972 partage son sentiment d'exaspération avec calme mais constate que les économies des chefs des TPE (très petites entreprises) fondent dangereusement quand ils ne déposent pas le bilan. 
 

Certains clients martiniquais partent séjourner en Guadeloupe parce qu'ils savent que tout est ouvert et qu'ils pourront s'y détendre. D'autres refusent d'être à nouveau confinés et viennent aussi dans nos établissements. Nous ne sommes pas fermés administrativement aussi nous les accueillons. 
 

Véronique Bidault des Chaumes.


Paradoxalement, Véronique Bidault des Chaumes relève que le CMT (comité martiniquais du tourisme) a investi près de deux millions d'euros dans une campagne nationale pour relancer le tourisme sur l'île. 
 

À quoi cela va t-il servir puisque tous les métiers autour du tourisme en Martinique sont impactés, nos établissements certes mais aussi les loisirs, les salles de sport, les loueurs de voitures, le cluster maritime de Martinique ... et bien d'autres secteurs de notre économie. Sans compter les salariés qui se retrouvent en chômage partiel ou au chômage sans perspective d'avenir. Les touristes se tournent vers la Guadeloupe. 


Dans tous les cas, ajoute Véronique Bidault des Chaumes "nous accueillons avec plaisir nos clients martiniquais et nous les remercions de contribuer à soutenir le secteur hôtelier de notre île". 
 
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