Confinement : le club de rugby du François (RCAS) a trouvé des parades pour continuer à proposer du sport

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Rugby
©Cap/Facebook RCAS du François

Passer d’une pratique collective à une pratique individuelle, voilà le principal souci des entraîneurs de sports collectifs en cette phase de pandémie liée au Coronavirus. Le club de rugby du François (RCAS) a réussi à se réinventer dans cette période  de rectrictions sanitaires.

Il est désormais impossible de pratiquer des sports collectifs. L'accès aux établissements recevant du public de type plein air comme les stades, gymnases ou halls, est interdit pour les seniors suite à une décision préfectorale. 

Des clubs ont arrêté les entraînements, d'autres se sont organisés. Cette crise sanitaire prouve la richesse et la force du tissu associatif sportif.

Passer d'une pratique collective à une pratique individuelle en groupe

 

Le club de rugby du François (RCAS) dispose d’une équipe senior masculine mais aussi féminine en entente avec le Stade Nord karibéen et les militaires.

Les entraîneurs poursuivent les séances mais en les adaptant. Les joueuses sont réparties en petits groupes de moins de six. Elles ont temporairement dit au revoir à leur terrain. Les activités sont variées le mercredi soir. La séance débute souvent par une course d'environ 5 kilomètres. Puis, place au renforcement musculaire. Les participants font des abdos, du gainage, des pompes….Chaque personne travaille de manière spécifique en fonction de ses besoins.

"Je ne m’entrainerai jamais seule chez moi" assure Anabelle

 

Anabelle qui a rejoint l’équipe en début de saison est heureuse. "Cela se passe bien. C’est chouette que nous ayons réussi à se motiver pour continuer à faire du sport, du renforcement musculaire. C’est important pour être bien dans sa tête, d’être bien dans son corps".

Dans un sourire complice avec ses coéquipières, elle poursuit "je ne m’entrainerai jamais seule chez moi. Entre copines même pas nombreuses, on se motive pour faire du sport une à deux fois par semaine c’est important".

Dorianne qui partage le même avis ajoute "c’est important pour jouer au rugby d’être au top physiquement. Quand on pourra reprendre on y sera ".

Des pratiques plus ludiques

 

Outre les entraînements purement physiques, les entraîneurs ont décidé d’organiser une sortie à la plage et/ou une randonnée, le plus souvent possible, chaque semaine (dans l'idéal).

Dernièrement, les joueuses se sont ainsi testées lors de l’ascension de la Montagne Pelée à Saint-Pierre où l’œil Bleu (site à Sainte-Anne).

Alexis, joueur de l’équipe senior masculine et entraineur des féminines estime que le rugby est un sport dur physiquement, qu’il faut être bon dans tous les domaines, cardio, forces…C’est pourquoi il propose des activités différentes aux passionnés.

De plus, il loue l’état d’esprit des femmes qui d’après lui, sont plus motivées que les hommes. "Elles sont toujours au taquet. Elles cherchent à étoffer l’effectif, se motivent, cherchent des endroits ou se rendre le week-end lors des entraînements détentes et se lancent des défis. Elles sont vraiment géniales".

Inévitablement la sélection se fera lors de la reprise des compétitions. On verra rapidement sur le terrain qui a bien profité des entrainement pendant la phase de confinement.